I will never forget, by Irit Shimrat

a work in progress

I will never forget, though I wish I could, what psychiatric brutality feels like. Being taken to hospital by the cops, by brute force, in handcuffs, though my only crime was confusion.

Being stripped naked in front of male orderlies. Being shackled to a gurney on the psych emergency ward. Being painfully jabbed in the ass by a nurse wielding a needle filled with a drug that had immediate, nightmarish effects. Being ignored by chatting nurses as I whispered, then said, then screamed that I had to go to the bathroom. Being left to lie in my own shit for hours as they discussed boyfriends and hair styles.

Being wheeled to a concrete cell, furnished only with a mattress on the floor and a metal toilet and tiny sink, an observation window in the metal door, and a camera in the corner of the ceiling. Being left there for days, under the glaring fluorescent light, with someone coming in three times a day to leave a sad, bland meal in a plastic tray on the floor. Performing for the camera and writing on the walls with my shit as the drugs that were supposed to knock me out made me crazier and crazier.

Finally being released onto the ward, but being slammed back into solitary confinement every time I “acted out.” Slowly and painfully learning to conform, so as to earn such “privileges” as being allowed to wear real pajamas, then my own clothes; being allowed out for a cigarette; being allowed to make a phone call. Being mocked and brutalized by burned-out nurses.

Finally being allowed visitors, only to have them stare at me in horror and pity, as I shuffle like a zombie, much too drugged to make conversation. Eventually learning the magic words that got me out: “I understand that I’m sick and need to take these drugs for the rest of my life.” Drugs that had already resulted in dry mouth; flaking skin; extreme constipation; painful muscle spasms; inability to sit, stand or lie still – not to mention their effects on my mind: the terror, the agony, my absolute failure to be able to hang onto my self. The certainty – my only certainty – that I had died and gone to hell. That I was being punished for crimes I couldn’t remember. That I would never be able to live in the world again.

I was wrong in that certainty, but it’s been a hard road back, and I’ve had to travel it many times. Always, when I’m back out in the world, I find myself suffering from the effects of institutionalization, terrified of the loneliness, of having to take care of myself, of not being able to make it outside the bin. I’ve had to suffer the withdrawal symptoms from whatever they were forcing me to take, which I stop taking as soon as I get out. I’ve had to punish myself, hit myself, scream at myself for having been such an idiot as to get locked up again. I’ve had to go through weeks or months of wanting to kill myself to make sure this never happened to me again. I’ve had to slowly rebuild my life. And I’ve had to live with the permanent effects, physical and emotional, of being poisoned with psychiatric drugs and traumatized by institutional cruelty.

My life has been a sheltered one, on the whole. I was born and raised in a comfortable middle-class family, with lots of parental love and support and no violence or neglect. I have never been raped or beaten or hungry. Nevertheless, I got bored as a teenager, took lots of drugs, and ended up going crazy, several times, over the years. But being crazy wasn’t, of itself, a bad thing. If I had been allowed to go through it – if I had been treated with kindness and compassion, and encouraged to explore my thoughts and visions and make sense of them – it could have been the wonderful experience that it always started out as. It could have enriched me.

The only really bad thing that has ever happened to me is psychiatry. It has damaged my body and mind, destroyed my self-esteem, and forced me to re-invent myself, again and again, every time it tore me apart.

 

Pink Belette: La psiquiatrie en France/ Psychiatry in France

La psychiatrie en France, zone de non-droit (par Pink Belette)

Une patiente française sous contrainte fait son « audit » dans le cadre de la campagne pour soutenir l’Abolition totale des soins et de l’hospitalisation sans consentement en application de la CDPH de l’ONU

http://depsychiatriser.blogspot.no/2016/03/la-psychiatrie-en-france-zone-de-non.html

 

Pourquoi je suis contre les « soins sous contrainte » :

On pourrait croire que, au pays de la liberté, on a encore droit à son intégrité morale et physique.

Rien n’est plus faux. Par experience, impossible pour quiconque d’échapper à un soin sous contrainte (SPDT, « soin à la demande d’un tiers » ou « péril imminent »).

Il suffit que : une personne la demande (que ce soit la famille, un voisin…), qu’on soit « pas bien », déstabilisé, agité, « instable », en colère, dépressif, sur la défensive, « en opposition », « délirant », amaigri, boulimique, fumeur de shit, drogué…

Il suffit aussi qu’on refuse l’hospitalisation ou un traitement pour que les médecins se relaient pour demander un soin sous contrainte. Une fois hospitalisé, « on » vous fait comprendre que vous perdez vos droits à la personne, l’argument étant : « maintenant on est responsable de vous pour TOUT »… Par contre, vis-à-vis de vous, « on » n’est responsable de rien…

 

Depuis la loi Bachelot du 5 Juillet 2011, en particulier si on a le malheur de contester le diagnostic ou le traitement, c’est alors après la sortie d’hospitalisation qu’on ne peut plus se débarrasser de la contrainte, et c’est là que c’est le plus pervers : injections forcées, consultations obligatoires avec un praticien hospitalier non choisi (à la rigueur, on a le choix entre deux médecins).

Le pire : si on refuse de se rendre au centre médico-psychologique du secteur assigné, la police vient gentiment vous cueillir chez vous pour vous hospitaliser en soins obligatoires à un degré encore plus coercitif (SPDRE, « sur la demande de l’Etat ») et sur un temps plus long et sans contact autorisé avec l’extérieur (!) jusqu’à ce qu’il aient réussi à réduire votre volonté à néant. Ainsi, il arrive que les personnes concernées doivent abandonner leur logement pour « vivre » en psychiatrie (parfois pendant des dizaines d’années, voir le cas de Dimitri Fargette)…

 

Je suis témoin : en France, il y a réellement du souci à se faire…

  1. Il n’y a aucune alternative à la psychiatrie institutionnelle (lobbying des psychiatres ET de l’industrie pharmaceutique contre d’autres formes de thérapies) ;
  2. Aucune littérature ou culture antipsychiatrique (des « survivants », il n’y en a pas…)
  3. L’Ordre des Medecins Psychiatres qui suspend : tout psychiatre « en décalage » avec le système consensuel (d’après le Dr. O.G, psychiatre libéral et ex-chef de clinique) ;
  4. L’Ordre des Medecins Psychiatres qui suspend : un psychiatre responsable de la mort d’une patiente… seulement pour 2 semaines (voir l’affaire Florence Edaine)
  5. La « Mafia des tutelles » : tout patient faisant des séjours répétés est automatiquement placé sous curatelle ou tutelle (sans consentement, c’est renforcé)…
  6. Des mères se voient enlever leurs enfants immédiatement après la pose d’un diagnostic de maladie mentale ; jamais de scandale médiatique…
  7. On fait comprendre aux femmes en âge de procréer qu’il faut surtout adopter la contraception, en sous-entendant qu’on leur enlèverait leur enfant de toute façon. Ce qu’on ne leur dit pas, c’est que tous les neuroleptiques passent la barrière placentaire, c’est pourquoi j’ai entendu parler d’autant de cas d’avortements spontanés chez les femmes sous traitement. Dixit une infirmière, on donne de l’Haldol aux femmes enceintes, ce qui « prouverait » soi-disant « le peu de nocivité de l’Haldol » (!). Jamais d’étude là-dessus ni de scandale médiatique…
  8. Des services fermés qui regorgent de dépressifs qui ne sont pas en « péril imminent » et qui se sentent surtout mal de recevoir par exemple 4(!) antidépresseurs à la fois…
  9. Une cellule d’isolement toujours occupée (appelée « chambre de soins intensifs »!), ce qui participe du « folklore »…
  10. « Abonné une fois, abonné toujours » : les traitements qu’on ne peut plus JAMAIS arrêter ;
  11. Aucune étude à long-terme sur les effets des psychotropes…
  12. Aucun recours en cas d’abus psychiatriques (système interne de « médiation » caduc : mal vous en prend d’écrire une lettre au directeur de l’établissement…)

 

Pourquoi je suis contre ce nouveau système de « Juge des Libertés et Détentions » (relatif à la loi du 27 septembre 2013) :

On vous fait croire que c’est une voie de recours. Rien n’est plus faux, à part en cas de vice de forme (ce qui n’arrive quasiment jamais, puisque les psychiatres ont intérêt à ce que la procédure se passe en bonne et dûe forme). Au contraire, c’est un enfermement de plus…

  1. Le juge n’est pas psychiatre, il se garderait bien de remettre en question le jugement des médecins sur le fond. Par contre, on lui a expliqué que tout patient qui conteste le traitement est en « opposition », ce qui constitue déjà une preuve de « déni de maladie ».
  2. Les médecins y trouvent donc une voie bien pratique pour se décharger de leurs responsabilités, puisque « c’est le juge qui décide ». Et alors on voit défiler les patients dans le bureau du juge, accompagnés d’un soignant : « on vous amène Mme X »…
  3. On vous octroie un avocat commis d’office une semaine avant, mais qu’on ne peut pas contacter avant. Le jour de l’audience, c’est 15 minutes pour faire connaissance et se préparer, et ceci « dans les cases »…
  4. Ce qui est très alarmant, c’est qu’on ne trouve pas d’avocat en libéral, à part peut-être à Paris, et seulement pour un recours aux assises.
  5. Le juge prétexte qu’il ne peut lever le soin sous contrainte si c’est à la demande du directeur de l’établissement. Or, toutes les demandes de mise en soins sous contrainte passent par l’approbation du directeur. Tout le monde se donne bonne conscience, donc ;
  6. Une fois l’audience terminée (10 minutes), où l’on se voit déstabilisé, accusé et mis en doute, le juge « ordonne » le maintien en hospitalisation complète et de la mesure de contrainte, ce qui confère force de loi aux médecins (et donc une impunité totale) et SURTOUT donne encore plus de poids à la mesure.
  7. Inutile de préciser que si on était encore crédible avant, on ne l’est plus du tout et c’est définitif. Si on refuse de signer la feuille ou de comparaître, c’est pire, et on s’attire les foudres des médecins et du personnel soignant, qui vous mettent la pression, vous humilient et vous maltraitent. On ne peut pas non plus refuser que l’audience ait lieu.
  8. Le juge sait pertinemment qu’il s’agit d’une volonté potitique de faire taire les « récalcitrants » par voie chimique et coercitive. Il y adhère donc pleinement.

 

Pourquoi je suis contre les traitements forcés :

J’insiste sur le fait que les psychiatres hospitaliers ont les pleins pouvoirs sur le choix et le dosage des traitements, il ne s’agit JAMAIS d’un consentement éclairé. La « balance bénéfice-risque » est toujours de leur côté, même en cas de surdosage, même si la personne prend déjà 17 médicaments et pèse 200kg (ce qui est le cas d’une amie à qui on a donné Zyprexa ET Xeroquel suite à quoi elle a fait un accident vasculaire cérébral). Ils ne sont jamais responsables des effets secondaires non plus et vous orientent « gentiment » vers votre généraliste…

De plus, c’est toujours les médecins qui « décident » à votre place si vous allez bien ou non, et ce, même s’ils ne vous connaissent pas ou vous on vu seulement 5 minutes…

L’effet pervers de la chose, c’est que c’est tellement insupportable d’être enfermé et camisolé chimiquement qu’au bout d’un mois, on fait semblant d’aller mieux, on renie ses opinions et on arrête de se plaindre des effets secondaires pour pouvoir sortir, sous peine de se voir diagnostiquer en plus des « troubles du comportement » et un « déni de la maladie»…

 

J’AI ETE TORTUREE : au Zyprexa (surdosage), au Solian, au Tercian, au Risperdal (8 mg pour un poids de 50 kg), à l’Haldol (90 gouttes par jour) et « shootée » au Valium (40mg!)…

Le médecin et le personnel infirmier refusaient de prendre en compte : les troubles de l’élocution, tremblements, convulsions, dyskinésies, impatiences insupportables, angoisses mortelles, envie de mourir et tortures psychiques (« enfer » mental) qui ont apparu immédiatement et ont même empiré avec le temps. Je me suis battue en vain en plaidant que les neuroleptiques anesthésient la conscience, font perdre la mémoire, rendent docile et influençable, rendent dépressif et encore plus anxieux, affectent les capacités intellectuelles et détruisent l’âme.

J’ai également été mise plusieurs fois en isolement avec violences de la part du personnel ET des employés de la sécurité, alors que je n’ai JAMAIS été agressive. J’ai été mise sous contention, j’ai été déshabillée de force, j’ai été déshydratée, humiliée, bafouée, maltraitée…

Aujourd’hui, même si j’ai droit à un traitement moins inhumain, l’Abilify en injectable (après une 4ème tentative de suicide), je reste « accro » au Valium, traumatisée et toujours en alerte, dans l’angoisse de manquer à mes « obligations » ou de faire mauvaise impression, sans parler de l’absence totale de perspectives, de motivation et de joie dans ma vie, sans parler de ma vie affective qui est une misère (mort spirituelle, isolation, dépression, anxiété…).

Ma carrière artistique, qui avait débuté avec succès, a été définitivement brisée pendant mes meilleures années (la trentaine) et je suis aujourd’hui dans l’incapacité de créer alors qu’avant je foisonnais d’idées et me donnais les moyens pour les mettre en œuvre. Il est également trop tard et trop compliqué pour moi maintenant pour devenir mère.

Je vis dans la précarité à la charge de l’Etat.

 

Pourquoi j’ai toujours été opposée à leurs « diagnostics » pathologisants :

Je suis une personne ayant vécu les pires traumatismes dans la petite enfance (viols et abus, harcèlement), dont la plupart des souvenirs sont remontés plus de trente ans après, ce qui a grandement affecté mon équilibre psychique. J’ai malheureusement dû constater que, d’après les psychiatres (pour autant qu’ils m’aient crue…), il n’y aurait aucune relation de cause à effet entre ce que j’ai subi et mes troubles (!), ce qui est tellement énorme et risible qu’on aurait plutôt envie d’en pleurer…

J’ai pu constater, à l’instar de la Dre Muriel Salmona, seule psychiatre en France à ma connaissance qui aborde la souffrance psychique sous l’angle du trauma, qu’en France, aucune prise en charge spécifique n’est prévue ou proposée, et après 8 ans de psychiatrie, aucun médecin à ce jour ne m’a diagnostiqué un syndrôme de stress post-traumatique avec dissociation, ce qui pourtant devrait être le cas après des viols dans la grande majorité des cas selon la Dre muriel Salmona ( Association Mémoire Traumatique et Victimologie ). Je n’ai quasiment jamais pu faire de travail thérapeutique avec un psychiatre.

Quant à leur diagnostic de schizophrénie, il n’a jamais été étayé, expliqué ou argumenté, et mon dossier a été établi sur des « observations » des médecins et de simples « impressions » du personnel soignant… J’ai constaté également que parler de spiritualité conduisait immanquablement à un diagnostic de « délire mystique », donc, selon eux, de schizophrénie.

J’en conclus que l’enfermement et leurs mauvais soins n’ont fait qu’en rajouter à mes traumatismes, je ne crois pas un seul instant que leurs maladies imaginaires résultent d’un déséquilibre chimique dans mon cerveau ou d’une quelconque « maladie » biologique, je sais que les effets des neuroleptiques sont catastrophiques à long-terme et je suis totalement en accord avec de nombreux anti-psychiatres à l’international, dont le Dr. Peter Breggin, Joanna Moncrieff, David Healy, Robert Whitaker, Thomas Szazs, Peter Goetzsche et autres… (cf. le site madinamerica.com).

 

CONFORMEMENT À LA CONVENTION DES NATIONS UNIES SUR LES DROITS DES PERSONNES HANDICAPÉES, ARTICLES 12, 14 ET 15, TEL QU’INTERPRÉTÉ DANS L’OBSERVATION GÉNÉRALE NO. 1 ET LES LIGNES DIRECTRICES SUR L’ARTICLE 14, ET AUX PRINCIPES DE BASE ET LIGNES DIRECTRICES PUBLIEES PAR LE GROUPE DE TRAVAIL SUR LA DETENTION ARBITRAIRE DE L’ONU, PRINCIPE 20 ET LIGNE DIRECTRICE 20, JE PLAIDE POUR L’ABOLITION TOTALE DE LA PSYCHIATRIE COERCITIVE ET DES TRAITEMENTS FORCES.

JE REVENDIQUE TOUS MES DROITS A LA PERSONNE EN TANT QUE FEMME MAJEURE PROTEGEE, PERSONNE HANDICAPEE, EN PARTICULIER LE DROIT INALIENABLE DE DISPOSER PLEINEMENT DE MON CORPS ET DE MON ESPRIT SANS CHIMIE IATROGENE, DE MA LIBERTE INCONDITIONNELLE.

JE CONSIDERE LA PSYCHIATRIE INSTITUTIONNELLE ET SES PRATIQUES COERCITIVES COMME UN CRIME CONTRE L’HUMANITE, UNE ATTEINTE A LA DIGNITE ET A LA LIBERTE DE PENSEE 

Pink Belette, Mars 2016

 

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Psychiatry in France, NO-RIGHTS-ZONE (By Pink Belette)

A french patient under forced commitment makes her « audit assignment » as part of the campaign to support CRPD absolute prohibition of commitment and forced treatment

 

Why I am against commitment and forced treatment :

One could believe that, in the land of liberty, one is still entitled to his or her physical and moral integrity.

Experience proves it wrong. It is impossible for anyone to escape forced commitment (so-called « care on demand of a third party » or « imminent danger »).

It’s already a done deal if : one person asks for it (family, neighbour…), one is « not well », unsettled, agitated, « not stable », gets angry, is depressed, on the defensive, « in opposition », exuberant, emaciated, bulimic, shit smoker, drugged…

It is sufficient if one refuses hospitalization or a treatment for the doctors to relieve each other in order to enforce commitment. Once hospitalized, it is been made perfectly clear that one looses his or her personal rights, only argument is : « now we are responsible of you for EVERYTHING »… Thus, towards the « patient », nobody is responsible of anything…

 

Since the « Bachelot law » of July 5th 2011, particularly if one has something to object, be it diagnose or treatment, it is then after being out of hospital that one cannot get rid of commitment, which is most perverse : forced injections, mandatory appointments with an non-chosen clinical psychiatrist (or, best case, with a choice between two doctors).

And, worst of all : if one refuses to go to the assigned medical center of one’s district, the police comes to pick one up at home and rehospitalization is mandatory with an increased commitment that is even more coercive (« on demand of the State »), on a longer lapse of time and with no authorization to communicate with the outside (!) until they succeed to break one’s will and reduce one to nothingness… It so happens that people loose their home and « live » in psychiatry (sometimes for decades, see Dimitri Fargette’s case)…

 

I witness : in France, there is really matter to worry about… 

  1. There is no alternative to institutional psychiatry (lobbying of psychiatrists AND pharmaceutical industry against other forms of therapies) ;
  2. No antipsychiatric litterature nor culture (no « survivors »…)
  3. The « College of Psychiatrists » who suspends : every psychiatrist « not aligned » with this consensual system (according to Dr. O.G, liberal psychiatrist and former head of clinic);
  4. The « College of psychiatrists » suspending : a psychiatrist responsible for the death of a patient… only for two weeks (see the case of young patient Florence Edaine)
  5. The « Guardianship mafia » : every patient who is repeatedly hospitalized is automatically placed under guardianship under a certain degree (without consent, it is being reinforced…)
  6. Single mothers get their children robbed and placed immediately after a diagnosis of mental illness is established, never one scandal about this…
  7. Women in age to bear a child are being strongly recommended a contraception, with a wink that their child would be taken away from them anyway. What they are not being told is that all neuroleptics pass the placenta barrier, that’s why i have heard of so many miscarriages from women under treatment. A quote from a nurse : « pregnant women are given Haldol, which proves it’s little nocivity » (!). Never one study about that nor mediatic scandal.
  8. Closed wards full of depressive people who are not in « immediate danger » and are feeling bad mainly because they are being given for example 4 (!) antidepressants at a time…
  9. An always occupied isolation chamber (so-called « intensive care chamber »!), which participates to the « folklore »…
  10. « Once subscriber, always subscriber » : treatments one can NEVER withdraw from ;
  11. No long-term study on psychotropic medication… (All so-called studies are biased)
  12. No recourse in case of even flagrant psychiatric abuse (internal system of « mediation » obsolete : it’s a very bad idea to write a letter to the director of the institution…)

 

Why I am against this new system of « Judge of Liberties and Detentions » (related to the law of september 27th 2013) :

They are making believe it is a recourse. I was proved wrong, except for instance on a technicality (which almost never happens, because it’s in the psychiatrists’ interest that the procedure goes well and in due form). On the contrary, it’s in the sense of more legal coercion…

  1. The judge is no psychiatrist, he would never ever put into question the judgment of the physicians concerning the core. Thus, he has been briefed about the « fact » that any patient who opposes treatment is « in opposition », which establishes already a proof of « illness denial » (and as a proof of illness itself).
  2. Therein it has been found a very practical way for doctors to be discharged of their responsibilities, as « it’s the judge who decides ». And now, bunches of patients are being spotted filing up before the judges’ office, escorted by a nurse : « we bring you Ms. X »…
  3. Patients get a mandated advocate one week before the audience, but who cannot be contacted in advance. At audience day, it’s 15 minutes to meet and prepare, and, of course, in a « formated » way.
  4. Very alarming is the fact that no liberal advocate is to be found for psychiatric abuse pleas, except maybe in Paris, and mostly for a recourse before the Court of Assize.
  5. The judge pretends he cannot lift the forced commitment because it’s asked for by the hospital director. Yet, all demands for forced commitment have to be validated by the director. Hence everyone gives him- or herself a good conscience there ;
  6. Once the audience done (10 minutes), where one gets destabilized, accused and doubted of, the judge « orders » the maintaining of the person in complete hospitalization and of the measure, which confers force of law on the doctors (hence, total impunity).
  7. Not to mention the fact that if one still had credibility before, it’s no longer the case and irreversible. If one refuses to sign the convocation or to attend the audience, it’s worse, and one is being bullied by staff members and doctors alike, who put one under pressure, humiliates one… One also cannot refuse the audience being held despite of one’s absence.
  8. The judge knows pretty well that it’s a political will to make silent the « opponents » of the system, chemically and coercively. He therefore fully concurs with it.

 

Why I am against forced treatment :

I insist on the fact that hospital psychiatrists are almighty regarding the choice and dosage of treatments, it’s never about an « informed consent ». The « benefit- risk balance » is always on their side, even in case of overdosage, even if the person already takes 17 meds and weighs 400 pounds (which is the case of a friend to whom was administered Zyprexa AND Seroquel after which she had a cerebral attack with impairment). They are also never responsible for side effects and, in case of complaint, derefer to one’s generalist physician…

Thus, it is always them who « decide » on one’s behalf if one is well or not and this, even if they don’t know the person or have seen him or her only five minutes…

Perverse effect of the thing : it’s so unbearable being locked up and silenced chemically, that, after a month, one pretends to feel better, disavow his or her opinions and stops complaining about side effects in order to get out, knowing that otherwise one will be diagnosed behavioural troubles and « illness deny »…

 

I WAS TORTURED : with Zyprexa (overdosis), Amisulpride, Cyamemazine, Risperdal (8 mg for a weight of 100 pounds), Haldol (90 drops a day) and « shooted » with Valium (40mg!)…

The doctors and staff refused to take into account : speaking troubles, heavy trembling, convulsions, dyskinesia, unbearable akathisia, heavy existential fear, wish to be dead and psychical tortures (mental « hell ») which appeared immediately and even worsened as time went by. I fought in vain, pleading that neuroleptics anesthetize consciousness, occasion memory loss, make one docile and influentiable, make depressive and even more anxious, impair one cognitively and destroy the soul.

I was also put into solitary confinement several times with violences from the staff AND security agents, despite the fact I have NEVER been even agressive. I was put under contention, was violently undressed, dehydrated, humiliated, spoliated, mistreated…

Today, even if I get a « less inhumane » treatment – Abilify retard injection – (after a 4th suicide attempt), I remain addicted to Valium, traumatized and always on alert, fearing to miss my « obligations » or to make bad impression, without mentioning total absence of perspectives, motivation or joy in life, without mentioning my affective life that is a misery (spiritual death, isolation, depression, anxiety…).

My artistic career, which finally started with success has been definitively broken during my best years (in my 30′) and today I am totally unable to create despite the fact that before, I had thousands of ideas and was giving a great deal to put them into meaningful use. It is also too late and too complicated for me now to become a mother.

I live in precarity at the charge of the State.

 

Why I was always opposed to their pathologizing « diagnoses » :

I’m a person who endured the worst traumas in early childhood (rape and abuse, mobbing…), while most memories came up again more than 30 years afterwards, which greatly affected my emotional balance. I had unfortunately to experience that, according to psychiatrists (if they even believed me), there would be no cause-to-effect relationship between what I had to bear and my troubles (!), which I find so enormous and stupid that one would rather cry…

I had to notice, alike Dr. Muriel Salmona – only psychiatrist in France knowingly approaching psychical suffering under the perspective of trauma – that in France, no specific caretaking is being proposed nor planned, and after 8 years of psychiatry, not one physician has diagnosed me a post-traumatic stress disorder with dissociation which, according to Dr. Muriel Salmona (« Association Mémoire Traumatique et Victimologie ») is the case after rape and abuse.

I could almost never do a therapeutic work with a psychiatrist.

Regarding their diagnosis of schizophrenia, it has never been illustrated, explained or argumented, and my medical records have been established on mere « observations » from the doctors and sheer « impressions » from the staff…

I also came to the conclusion that to actually speak about spirituality would eventually always end in them diagnosing a « mystical delirium » and, as such, schizophrenia.

My conclusion is that their imprisoning and bad treatments have done none but to aggravate my traumas and personal issues, I don’t believe a second that their imaginary « diseases » result in a chemical imbalance in my brain or an unknown « biological » illness, I know that neuroleptics and affiliated meds are catastrophic in the long-term (causing brain damage) and I totally agree with numerous anti-psychiatrists internationally, such as the Drs. Peter Breggin, Joanna Moncrieff, David Healy, Robert Whitaker, Thomas Szazs, Peter Goetzsche and others… (see on madinamerica.com).

 

IN ACCORDANCE WITH THE UNITED NATIONS CONVENTION ON THE RIGHTS OF PERSONS WITH DISABILITIES, ARTICLES 12, 14 AND 15, AS INTERPRETED IN GENERAL COMMENT NO. 1 AND THE GUIDELINES ON ARTICLE 14, AND WITH THE BASIC PRINCIPLES AND GUIDELINES OF THE UN WORKING GROUP ON ARBITRARY DETENTION PUBLISHED IN 2015, PRINCIPLE 20 AND GUIDELINE 20, I SPEAK IN FAVOUR OF ABSOLUTE PROHIBITION OF COERCIVE PSYCHIATRY AND FORCED TREATMENT.

I RECLAIM ALL MY RIGHTS TO PERSONHOOD AS A DISABLED ADULT WOMAN UNDER PROTECTION, IN PARTICULAR THE INALIENABLE RIGHT TO DISPOSE ENTIRELY OF MY BODY, MIND AND SOUL WITHOUT IATROGENIC CHEMICALS AND MY UNCONDITIONAL LIBERTY.

I CONSIDER INSTITUTIONAL PSYCHIATRY AND ITS COERCIVE PRACTICES A CRIME AGAINST HUMANITY, A SEVERE HARM TO DIGNITY AND TO FREEDOM OF THINKING.

 

Pink Belette, March 2016

 

 

Eveline Zenith – Freedom From Religion

Freedom From Religion: Campaign to Support CRPD

http://muddledtranslation.blogspot.no

Freedom of Religion, Freedom from Religion: A Psychotherapy Survivor’s Account of Unravelling the Colossal Irony

By Eveline Zenith

Our freedom to believe and practice as we choose is correlated with the core values of liberty and autonomy. The Canadian Charter of Rights and Freedoms protects our rights by stating that everyone has freedom of conscience and religion; also, religious belief cannot be preferred to non-belief. In the United States, freedom of religion is constitutionally protected in the First Amendment, and is associated with the separation between church and state.

Freudian psychoanalysis is a religious ideology that has absolutely no relevance in my life. I can only say that now I have researched it in depth, and this has been no simple task. Finding information about this clandestine methodology required: hours of detective work; a small fortune of books; under-cover attendance at a psychoanalytic seminar; six months of email correspondence with a psychoanalyst; intensive abuse recovery; jumping through every possible hoop in the system… and it remains today irredeemable. I did all this in order to regain sanity after therapy; my mind became so scrambled I had to abruptly discharge myself from the transaction. I am staggeringly aware of how lucky I am.

I had a nervous breakdown and began constantly re-living the bizarre statements my analyst had said to me. They were all vague and stated in a slow hypnotic tone, by a man who had been presenting as a “blank slate”. I had absolutely no familiarity or understanding of him: his intentions, beliefs, or personality. With sheer terror I would wake at 3am… trembling, eyes watering, remembering his intense staring, cutting words, sadistic glee, and condescending manner. There were other times when I felt bonded with him, that he cared, that he was a spiritual guide. The cognitive dissonance alone was torture enough to drive me insane!

Once I went “no contact” all my illusions disintegrated; I became appallingly aware of the prospect that he had deliberately abused me. He has the power, the education, and the techniques at his disposal to really screw me just for kicks. The research I have done on emotional abuse is a succinct match to the so-called techniques; I was vulnerable and had no idea what I was consenting to. He would simply shift the goalposts whenever I grew wise; he’d divert to blaming my hyper-vigilance and trust issues.

I never imagined I would have to defend my human dignity to an institution that is supposed to protect me, or that they would dismiss my testimony and actually try to silence me. The greatest, deepest betrayal was that it was an endeavour to heal from childhood abuse. That therapist held the keys to my most defenseless wounds and senselessly battered them. There is still no accountability on behalf of the profession: either this is considered permissible, or this practitioner needs to be corrected.

I have learned that Freudian psychoanalysis – perhaps psychotherapy on the whole – holds the absolute belief that the pathological relationship will inevitably re-enact. What this means is that if you were abused before, you will re-experience it in therapy and be re-traumatized. I have not yet found anyone in the field who will explain in plain language how this works; it makes no rational sense. This is an accessibility issue. Not only is it illogical, it is downright heinous without mandatory informed consent. Currently, the authorities assume on good faith that the practitioner will inform the client. If you have any knowledge of the world of predators, abuse, and exploitation, you will know this is a loophole for corruption. Also, if you don’t understand this is the process, you will only experience your therapist as your abuser and hopefully get out of it like I did!

There is no therapeutic value in having your spiritual guide manifest as your worst nightmare unless there is a therapeutic alliance; this can only be forged through informed consent every step of the way. Sex, boxing, and psychotherapy are similar: if one person isn’t participating it’s a crime. Psychoanalysis believes practitioners can subject us to treatment because they feel we need it; they have a plan for us, but they don’t reveal it. There are plenty of ethics seminars where theories are discussed about what’s good or bad for clients, but no actual observance of human rights is mandated. The entire “treatment” goes on in complete privacy, with biased accounts of clients’ “transferences” scratched on notepads for billing purposes. I never consented to any transference; I assumed everything was in the here and now. All of this religious interpretation was done behind my back so there was no way I could refute it, question it, challenge it, or even benefit from it. I have searched far and wide in a vast wilderness of possibilities, finally concluding that my practitioner is delusional, sadistic-aggressive, lacks empathy, and has no substantive reasoning for any of it besides money and control. This conclusion is the reason I am alive and well today.

The imperative reason I advocate for the absolute prohibition of coercive treatments is because this harm is done to the previously harmed, vulnerable, and voiceless members of our society. These are people who have had cruel, devastating, and heinous things done to us; large parts of our bodies and souls have been murdered. Even with all the agency I possess, I can’t get through to anyone on the other side of the door. The lack of education and total absence of conversation about abuse in the mental health profession is criminal negligence, considering that is the number one reason people use these services. Although the Code of Ethics for Psychiatry explicitly states informed consent, I am told by the authorities I consented simply by being there.

In terms of CRPD principles, although many sections address aspects of this problem I focus on sections 14 through 16:

Article 14: Liberty and security of the person 

  1. States Parties shall ensure that persons with disabilities, on an equal basis with others:

(a) Enjoy the right to liberty and security of person;

(b) Are not deprived of their liberty unlawfully or arbitrarily, and that any deprivation of liberty is in conformity with the law, and that the existence of a disability shall in no case justify a deprivation of liberty.

  1. States Parties shall ensure that if persons with disabilities are deprived of their liberty through any process, they are, on an equal basis with others, entitled to guarantees in accordance with international human rights law and shall be treated in compliance with the objectives and principles of this Convention, including by provision of reasonable accommodation.

Article 15: Freedom from torture or cruel, inhuman or degrading treatment or punishment 

  1. No one shall be subjected to torture or to cruel, inhuman or degrading treatment or punishment. In particular, no one shall be subjected without his or her free consent to medical or scientific experimentation.
  2. States Parties shall take all effective legislative, administrative, judicial or other measures to prevent persons with disabilities, on an equal basis with others, from being subjected to torture or cruel, inhuman or degrading treatment or punishment.

Article 16: Freedom from exploitation, violence and abuse 

  1. States Parties shall take all appropriate legislative, administrative, social, educational and other measures to protect persons with disabilities, both within and outside the home, from all forms of exploitation, violence and abuse, including their gender-based aspects.
  2. States Parties shall also take all appropriate measures to prevent all forms of exploitation, violence and abuse by ensuring, inter alia, appropriate forms of gender- and age-sensitive assistance and support for persons with disabilities and their families and caregivers, including through the provision of information and education on how to avoid, recognize and report instances of exploitation, violence and abuse. States Parties shall ensure that protection services are age-, gender- and disability-sensitive.
  3. In order to prevent the occurrence of all forms of exploitation, violence and abuse, States Parties shall ensure that all facilities and programmes designed to serve persons with disabilities are effectively monitored by independent authorities.
  4. States Parties shall take all appropriate measures to promote the physical, cognitive and psychological recovery, rehabilitation and social reintegration of persons with disabilities who become victims of any form of exploitation, violence or abuse, including through the provision of protection services. Such recovery and reintegration shall take place in an environment that fosters the health, welfare, self-respect, dignity and autonomy of the person and takes into account gender- and age-specific needs. 
  5. States Parties shall put in place effective legislation and policies, including women- and child-focused legislation and policies, to ensure that instances of exploitation, violence and abuse against persons with disabilities are identified, investigated and, where appropriate, prosecuted. 

Unravel edit

Christian Discher – The forgotten and the “Hell in Ueckermünde”

The forgotten and the “Hell in Ueckermünde” [Die Hölle von Ueckermünde] Has anything changed in German Psychiatry’s since the wall came down?

http://inklusionspolitik.de/en/the-forgotten-and-the-hell-in-ueckermunde-die-holle-von-ueckermunde-has-anything-changed-in-german-psychiatrys-since-the-wall-came-down/

by Christian Discher

In Germany, politicians and social research institutes campaign under the claim that we live in a society, in which all people are to be included: older people and people in need of care; disabled people; women; homo- and transsexual people, as well as transgender people; children; the sick; men; and immigrants. Universities receive millions of euros in funding, so that they can begin and maintain research projects focused issues facing “inclusion“. However, due to the mighty cleave between theory and reality, results in research rarely become established practical behaviors or values. Still, a closer look at the concept of inclusion makes it clear: Germany has a long way to go before it can be considered an inclusive society. In the debate over discrimination and exclusion (Inklusion/Exklusion: Stichweh 1997), the public receives hardly any information about the fate of those who, due to a particular psychological disturbance, are forced to live in psychiatric wards. Mainstream media does occasionally report on particular offences, when an acutely ill person is institutionalized. Nonetheless, the difference between mentally ill criminals and mentally ill people is not highlighted. (legal foundation) Meanwhile, depression and eating disorders are widely recognized. Such is as well the case with schizophrenia only with the difference, that the schizophrenic, after being released from treatment, is rarely able to find a place in our society. The latter are those who make us anxious on the subway with their loud announcements the stalking methods of secret government services or CSI. Others beg and attempt to convert their audience. An honest question: who, when confronted with such people in the bus or on the street, doesn’t feel anxious?(Discher: 2015) That the diagnosis of schizophrenia or psychosis – now known to be rooted in a diseased metabolic system – leads to paranoid thoughts and socially inacceptable behaviors, […] Clarification is not provided by mainstream media. Yet, in the case of many diagnosed schizophrenics, this diagnosis is ungrounded. As C. was seventeen years old, he was treated in the intensive care unit at the psychiatric and psychotherapeutic clinic in Ueckermünde. Stettiner Haff (August 2014) Bild 1 In 1993, when the ARD compromisingly distributed the report, Die Hölle von Ueckermünde Hell in Ueckermünde [by Ernst Klee]  the media reacted aggressively. (Moussavian) The inhumane involuntary commitment in the psychiatric wards that took place in this period of the GDR called for worldwide shock and chagrin. What was more horrifying? The argumentation of interviewed personnel or the forcible commitment of human beings? Or was it the terrified men, who had not seen light for years and were showcased to the public without prior consent? Investigative journalism at whose cost? In 2014, on the 25th anniversary of the fall of the Berlin wall, people celebrated their newly won freedom. But what had become of those, who experienced Ueckermünde, and how is it with those, who are being treated their today? Ueckermünde, a small city at Stettiner Haff touts its “inclusivity” projects. On the website of a regional politician (Dahlemann: 2013), to following goal is heralded: “The beginning of an inclusive region [at the Stettiner Haff” “Many were already there in Bürgersaal. Whether Kulturspeicher or Kleeblattchule Anklam, politicians like Patrik Dahlemann, or regular people – they were all there in order to drive the project forward. Hopefully, it will then become concrete, so that many ideas like that of market for leisure activities, carpooling center, consulting center, among others, will be able to be better implemented and ‘inclusion on the backwater‘ will be brought to life.” The mission is expressed honestly, in words that include everyone. Nevertheless, the number people who retire early in Germany on account of psychological illness is increasing dramatically. In opposition to other German states, the number of mental illnesses in Mecklenburg-Vorpommern increased 102% between 1997 and 2011. The number of in-patients being treated grows at a steady rate. In plans for the further development of an integrative aid services for psychologically ill persons in Mecklenburg-Vorpommern, attempts are made to react to structural problems. There are even discussions about interdisciplinary collaborations. During this negative development, the role and responsibilities of those who are active in systematic psychiatric clinics is not questioned. But how do those people fare, who are placed in House 12, a clinic on the edge of Ueckermünde? On a sign at the Ravenstein St. exit, the way to the center for forensic psychiatry as well as to Kita Morgenstern is described.

Wegweiser zur Klinik für Forensische Psychiatrie und Psychotherapie

Further information leads the visitor to the AMEOS hospital complex. The clinic for psychiatry, psychotherapy, and psychosomatic treatment, which is located at 23 Ravensteinstraße, is not mentioned. Before the interested person can find a proper description of the way to the clinic, he or she must first conduct fairly extensive internet research. On its modern web page, the hospital appeals to its 130 year old tradition and gives a detailed presentation of its guiding principles. With 87 in-patient beds, 6 wards, an ambulance, as well as five different treatment options in the day-clinic, the hospital offers enough space for a large number of patients. Modern methods of diagnosis and responsible doctors rounds out the presentation. Since the end of the Second World War, the institution had been reformed. (Cf. Seiffert: 2010).

“Normal psychologically ill” patients as well as the mentally retarded were brought into either red brick buildings or an old socialist construction. Signs that are for orientation say “open and closed integration“ guide you to the buildings. What do the terms integration and inclusion have in common? Across from House 40 is a landing. It is a concrete construction from the socialist era –desperately in need of cleaning – that, in 1997 and for some years thereafter, was still being used in 1997 as an open ward. Today, it is used as dormitory space for disabled people; children play soccer, unconcerned and joyful. The kindergarten Morgenstern is walled in, surrounded by dilapidated shanties that are used as storage spaces. Barbed wire walls tower behind the kindergarten. A sports field, monitored by countless video cameras. Not too far away, at 15 Ravensteinstraße, is the hospital for forensic psychiatry and psychotherapy. With its impressive architecture and reedy ponds, it could easily be mistaken for a vacation spot, if one overlooks the security cameras. Is the latter really a proper place for the rest and recovery of children, patients, and disabled persons, a proper place for the new form of “inclusion” in Ueckermünde? Are the patients and residents given a modern place for sports activities? No. In 1997, at the age of 17 years, C. was checked into House 12, the ward for acute psychiatric illnesses in Ueckermünde. He was just about to complete his Abitur , a high-school examination in Germany, as he suddenly faced a personal identity crisis. Homosexuality, a young love affair, and exclusion in his social environment; problems with his parents. Inner changes and experiences, common among adolescents. In order to help himself come through these developments, he turned to god, began to pray regularly and trust his inner voice. Through conversations with helpful friends, C. searched for a way out of this life-crisis. It was to no avail. His way was impeded by too many of the difficulties and realities of growing-up. He then sought support from a female pastor. He sat across from her, crying, and listened to the advice he would eventually follow: he should check himself into the clinic in his home city. That time, he wasn’t offered alternatives. That he had lost a massive amount of weight in the weeks before he checked in to the clinic played no part in any of the conversations. As he came to the hospital, C. had no idea that he was in the psychiatry ward. It was a bad time. He wanted to display himself honestly, to stand by his homosexuality. He undressed and waited in the corridor of the ward. He realized quickly, however, that this was no way to solve his problem. He calmed himself down but still could not understand that the doors of the ward were locked. He was not used to being shut in, and he felt completely closed in. No one questioned him about his problems; no one noticed the life crisis. At the entrance to the lavatory, he suffered a hemorrhage, that would eventually lead to his downfall. The cleaning of the lavatory and his body cost time. As he made his way back to his room, nurses and doctors were waiting in the corridor. Insecure in front of the crowd, he pushed one to the side, excusing himself with the words, “You made me anxious.” No one knew about his problems and painful stomach illness. His behavior led to his institutionalization at the acute psychiatric ward in Ueckermünde. Discher (2015).

Extract of an Interview with C. “As soon as I got there, someone gave me medication, and I was fixed in 24 hours. The assistant to the doctor assured me, “Don´t worry, you won´t remember the time here”. “I wasn’t addressed to as “Mr.”, but as “Ms.” … After my first day in the acute ward I couldn’t speak anymore. Walking and moving around were as good as impossible. I would need two years until I could say a normal sentence again, and I would need more than five before I could return to my life. But that had nothing to do with the diagnosis I received: I had to recover from the treatment itself. I don’t think I need to tell you that this didn’t get any better after my release from Ueckermünde. I got to know a bunch of people. Many of them are dead; they killed themselves. I wanted to do it, too, yet somehow I knew, that I would make it. “Today I’m married. Despite all of the written attestations of my “below average intelligence”, “boundless hubris – particularly concerning life plans”, and my “immaturity and naïveté”, I  passed my Abitur and later I finished my studies at university. Now I have a job with responsibility and I have both feed on the ground. Out of all of my relations, only my closest friends know about my experience at Ueckermünde … and how I can’t help but remember my stay, every day, every word of it. Everything.” “I have yet to meet someone, who, after their stay in House 12, managed to get their life back together. Either they’ve got a pension, or they aren’t around anymore.”

How should the “normal person” understand the abnormal if no clear distinction is made between forensic psychiatry and the common clinic for psychiatry, psychotherapy, and psychosomatic? Who would have believed C. after his stay in House 12? Who would have even checked if the measures, which stripped him of his freedom, were justified?Judges aren’t doctors. When making decisions, they rely on the testament of medical experts. What goes on behind closed doors is typically controlled by the state and not subject to criticism. General standards make sure that there is consistency and verifiability. Tied up, untied, time to get up.

The lost identities and life goals are lost to the place, that was meant to heal them. I have spoken with countless individuals. Only after long and detailed searches in the internet can one become acquainted with the terrifying life histories which are inseparable from modern forms of psychiatric treatment. Bernd Seiffert from NRW. Thomas Juritz, Olaf L., Mario Hagemeister from Rostock. They are no longer among us. Ueckermünde and the fates of people with psychiatric illnesses are harldy mentioned in publically broadcast legal. After the therapeutically accompanying in Ueckermünde, one is thrown back into life, into the self-help and support groups, into assistant living, or—under the cloak of “inclusion”—into a sheltered workshop? Although people hear about the events in these hospitals, they never really learn about them. Only when they are affected can they afford a look into the inside workings of the red brick buildings. There is no way back. They have been permanently away from life.

These types of clinics create illnesses, psychosis, a metabolic illness of the brain, is not single-handedly responsible for the inability of patients to reenter their lives. If family members with psychosis feel themselves overwhelmed and rely on the advice of professionals, the story of C. will become commonplace. Today, everyone feels a personal connection to talk about depression. Depression has arrived in our society. Do people outside really know what it means to be taken over by deep sadness, avolition, or an urge to suicide? Or is “depressive” merely used as a popular word, because our society is too unreflective?  In this context, clinics are not discussed as much. Nowadays, who would be excited to go to a psychiatrist and get a prescription? These types of forcibly commitment and methods of treatment for younger and older people in Ueckermünde relegate the psychiatry’s to the shadows, that pay effort for a reorientation in medical and health care. Professions with leap of faith: the entire staff, composed of doctors, psychologists, social workers and consultants, that is, those whose level of trustworthiness is much greater than that of the psychologically ill. There is no chance of a collapse. Not only is that red brick building part of the complete system of our society, but the people that work there and go about their business as servants of the everyday, keep it alive. Outer facades and inner building structures are easily renovated. People and their way of thinking are not. Perhaps it is time for the 130 year old tradition of the psychological clinic to reveal its inner workings to the eye of the public.

We are searching for the way toward “inclusion”, that is, toward a society that is open and inclusive for everyone. Meanwhile, this word— “inclusion”—is a lovingly used in-word that sparks the interest of the public and propels politicians in their campaigns, but ultimately forgets the people who are left because no one is lobbying for them. “Inclusion” is a perfectly valid term in scholarship. It is wonderfully suited for raising millions of euros for research projects, the results of which are often not applicable in practice. Those who teach the concept of “inclusion” rarely think it out to its end or represent it practically. Those who actually campaign for “inclusion”, as they happily fulfill their contracts and are kept satisfied by their acting and remain in silence. (Discher 2015)

Bibliography

Thanks B. for your  support.

Adresse Kita Morgenstern: Christophorus Tagesstätte Kita Morgenstern, in: http://www.kita-portal mv.de/de/tageseinrichtungen/kitas_in_m_v/kitas_in_m_v_kita_profil&kitaid=66 (27.01.15).

AMEOS Klinikum: Klinik für Psychiatrie und Psychotherapie Ueckermünde: Ravensteinstraße 23, in: http://www.ameos.eu/1638.html (27.01.2015).

AMEOS Klinikum für Forensische Psychiatrie und Psychotherapie Ueckermünde. Ravensteinstraße 15a. Ueckermünde 17373. Deutschland. in: http://www.ameos.eu/forensik-uede.html(27.01.2015). Auszug aus dem Bericht Sicherheit und Gesundheit. Schwerpunkt psychische Erkrankungen, in: http://www.baua.de/de/Informationen-fuer-die-Praxis/Statistiken/Schwerpunkt/Psyche.html (10.01.2015)

Antwort der Bundesregierung auf die Kleine Anfrage der Abgeordneten Dr. Martina Bunge, Dr. Ilja Seifert, Diana Golze, weiterer Abgeordneter und der Fraktion DIE LINKE. – Drucksache 17/10576 – Zwangsbehandlungen in Deutschland, in: http://dipbt.bundestag.de/dip21/btd/17/107/1710712.pdf

Autor unbekannt: Tod in Rostock, in: http://www.todinrostock.de.(27.01.15).

Bundesanstalt für Arbeitsschutz und Arbeitsmedizin: Auszug aus dem Bericht Sicherheit und Gesundheit. Schwerpunkt psychische Erkrankungen, in: http://www.baua.de/de/Informationen-fuer-die-Praxis/Statistiken/Schwerpunkt/Psyche.html (10.01.2015)

Dahlemann, Patrick. 2013: Startschuss für eine inklusive Region am Haff: http://patrick-dahlemann.de/nk-startschuss-fur-eine-inklusive-region-am-haff/(10.01.2015). Die Hölle von Ueckermünde, in: https://www.youtube.com/watch?v=odtM4k9H4k4&spfreload=10.

Discher, Christian. 2015: Die Übriggebliebenen (in Vorbereitung).

Klee, Ernst, in: http://www.fischerverlage.de/autor/Ernst_Klee/2830 (27.01.15).

Mecklenburg Vorpommern. Ministerium für Arbeit, Gleichstellung und Soziales Plan zur Weiterentwicklung eines integrativen Hilfesystems für psychisch Kranke Menschen in Mecklenburg-Vorpommern, in , http://www.regierung-mv.de/cms2/Regierungsportal_prod/Regierungsportal/de/sm/_Service/Publikationen/index.jsp?publikid=4665

Moussavian, Sima: Die Hölle von Ueckermünde- Inhalt.in: http://www.helpster.de/die-hoelle-von-ueckermuende-inhalt_207544 (27.01.2015).

Netzwerk für Inklusion am Stettiner Haff, in: http://www.inkaha.de/index.php/component/content/category/33-website(10.01.2015).

Neurologen und Psychiater im Netz: Psychosen. Krankheitsbild. Herausgegeben von Berufsverbänden und Fachgesellschaften für Psychiatrie, Kinder- und Jugendpsychiatrie, Psychotherapie, Psychosomatik, Nervenheilkunde und Neurologie aus Deutschland, Österreich und der Schweiz, in: http://www.neurologen-und-psychiater-im-netz.org/psychiatrie-psychosomatik-psychotherapie/stoerungen-erkrankungen/psychosen/krankheitsbild/(27.01.15).

Seiffert, Bernd. Sein Trauerblog, in: http://psychiatriekritikerberndseiffert.blogspot.de. (27.01.15).

Seiffert, Bernd.2010: Das Verbrechen der Psychiatrie. Eine Zusammenfassung von Bernd Seiffert, in: http://www.meinungsverbrechen.de/wp-content/uploads/2011/03/Die-Verbrechen-der-Psychiatrie_02_2010.pdf (27.01.15).

Stichweh, Rudolf.1995). Inklusion/Exklusion, Differenzierung und Weltgesellschaft. Anmerkung des Autors: „Erweiterte Fassung eines Aufsatzes, der zunächst in Soziale Systeme 3, 1997, 123-136, erschienen ist. Der Abschnitt V ist neu hinzugefügt“, in: http://www.fiw.unibonn.de/demokratieforschung/personen/stichweh/pdfs/17_36stichweh_6.pdf (27.01.2015).

Aporte de Lucila López, Usuaria y sobreviviente de la psiquiatría en Argentina

CAMPAÑA DE APOYO A LA CDPD COMPROMISO CON LA PROHIBICIÓN ABSOLUTA DE LA PRIVACIÓN DE LA LIBERTAD Y EL TRATAMIENTO FORZADO DE LAS PERSONAS CON DISCAPACIDAD PSICOSOCIAL

 

Señores del Comité sobre los Derechos de las Personas con Discapacidad:

Solicito tengan a bien dar la merecida atención a todas las voces que elevamos los actores socio-políticos que pedimos la prohibición absoluta de la privación de la libertad por motivos de discapacidad psicosocial.

Lucila López

Usuaria y sobreviviente de la psiquiatría en Argentina.

(también se puede leer en https://sodisperu.org/2016/03/22/aporte-a-la-campana-prohibicionabsoluta-por-lucila-lopez-usuaria-y-sobreviviente-de-la-psiquiatria-en-argentina/)

CAMPAÑA DE APOYO A LA CDPD ART. 14 LL-MARZO14 2016 (doc)

Intentaré exponer los motivos sobre la importancia de obtener el apoyo necesario para que la Campaign to Support CRPD Absolute Prohibition of Commitment and Forced Treatment  – Campaña de apoyo CDPD COMPROMISO CON LA ABSOLUTA PROHIBICIÓN DE LA INTERNACIÓN Y EL TRATAMIENTO FORZADO iniciada por la Dra. Tina Mikowitz resulte como positivo fortalecimiento al momento de las Observaciones Generales a favor del irrestricto cumplimiento del artículo 14 inc. y todos los artículos vinculantes.

Artículo 14

Libertad y seguridad de la persona

  1. Los Estados Partes asegurarán que las personas con discapacidad, en igualdad de condiciones con las demás:

a) Disfruten del derecho a la libertad y seguridad de la persona;

b) No se vean privadas de su libertad ilegal o arbitrariamente y que cualquier privación de libertad sea de conformidad con la ley, y que la existencia de una discapacidad no justifique en ningún caso una privación de la libertad.

2. Los Estados Partes asegurarán que las personas con discapacidad que se vean privadas de su libertad en razón de un proceso tengan, en igualdad de condiciones con las demás, derecho a garantías de conformidad con el derecho internacional de los derechos humanos y a ser tratadas de conformidad con los objetivos y principios de la presente Convención, incluida la realización de ajustes razonables.

“El Comité sobre los Derechos de las Personas con Discapacidad reafirma que la libertad y la seguridad de la persona es uno de los derechos más preciosos a que tiene derecho. En particular, para las personas con discapacidad, y en especial las personas con discapacidad intelectual y discapacidad psicosocial tienen derecho a la libertad en conformidad con el artículo 14 de la Convención. En él se especifica el alcance del derecho a la libertad y a la seguridad de la persona en relación con las personas con discapacidad, prohíbe toda discriminación basada en la discapacidad. De este modo, el artículo 14 se relaciona directamente con el propósito de la Convención, que es garantizar el disfrute pleno e igual de todos los derechos humanos y las libertades fundamentales a todas las personas con discapacidad y promover el respeto de su dignidad inherente.”[i]

__________________

Nada se puede pensar por fuera de un contexto. El tema propuesto es un tema ineludible en términos de un pensamiento con eje en los Derechos Humanos.

Escribir en Argentina sobre la necesidad de garantizar la prohibición absoluta de privar de la libertad a las personas con discapacidad en nombre de tratamientos impuestos, forzados, en contra de la propia voluntad, es escribir en un contexto en el que el respeto a los DD.HH. es ostensiblemente violado provocando actualmente una seria preocupación para el CIDH, específicamente por una presa política. En relación al tema, es significativo que Estela de Carlotto[ii] haya preguntado -¿Cómo se puede decir que está muy bien una mujer presa? Y calificó esa afirmación de la más alta autoridad del país como “una barrabasada”. El texto completo es el siguiente:

“La barrabasada[iii]que dijeron es que la habían visitado en la cárcel y que estaba muy bien. Fue violento. ¿Cómo se puede decir que está muy bien una mujer presa?

Me permito hacer un parangón y preguntar:   ¿Cómo se puede decir que está bien una persona privada de la libertad (presa) por su discapacidad?

Estoy a favor de la prohibición absoluta de la privación de la libertad involuntaria y tratamientos forzados de las personas con discapacidad psicosocial y el compromiso para con todos comienza en el ejercicio para mi propia vida de ese derecho y el Art. 14 de la CDPD me autoriza a exigir el cumplimiento de la norma jurídica.

Mis argumentos son en nombre propio a partir de mis experiencias y la observación de la experiencia de otros, articulando mi condición de usuaria y sobreviviente de la psiquiatría, mi visión como profesional dedicada a la prevención en Salud Mental y Derechos Humanos y como familiar, en tanto soy madre de un hombre que siendo niño y hasta entrada su adultez, necesitó de la protección de sus derechos incluido el derecho a la salud y el derecho a la salud mental.

Estuve privada de la libertad y en contra de mi voluntad por última vez entre el 5 de julio de 2014 y el 12 de enero de 2015. La cuarta vez en mi vida y la más extensa en tiempo.

Esa misma barrabasada “que me encontraban muy bien” la escuché de familiares y amigo/as y me mantuve en un total mutismo.

Desde el año 2011, la crisis anterior con internación contraria a mi voluntad, comencé a guardar mutismo absoluto delante de los que apoyaron esa medida y están dispuestos a apoyarla de nuevo.

¿Por qué guardar mutismo?

Por lo intolerable que resulta la alianza entre los profesionales de la salud mental y familiares y/o amigos:

  • Ignoran la CDPD.
  • No tienen en cuenta el respeto a la persona como un igual.
  • Prevalezcan sobre mi cuerpo y sobre mi psiquismo[iv] decisiones ajenas violatorias de todos
  • Los siguientes derechos enumerados en la CDPD (Ley 26.378) que es parte del cuerpo jurídico de la Constitución Nacional de Argentina.

Artículo 5º

Igualdad y no discriminación

Artículo 12

Igual reconocimiento como persona ante la ley[v]       

Artículo 14

Libertad y seguridad de la persona

Artículo 15

Protección contra la tortura y otros tratos o penas crueles, inhumanos o degradantes

Artículo 17

Protección de la integridad personal

Artículo 18

Libertad de desplazamiento y nacionalidad

Artículo 19

Derecho a vivir de forma independiente y a ser incluido en la comunidad

Artículo 22

Respeto de la privacidad

Artículo 23

Respeto del hogar y de la familia

1.C) Las personas con discapacidad, incluidos los niños y las niñas, mantengan su fertilidad, en igualdad de condiciones con las demás.

Artículo 24

Educación

Artículo 25

Salud

Artículo 27

Trabajo y empleo

Artículo 28

Nivel de vida adecuado y protección social

Enumerados todos los derechos vinculantes que se violan a partir de la falta de respeto al art. 14, argumentaré los motivos por los que pido la PROHIBICIÓN ABSOLUTA DE LA PRIVACIÓN DE LA LIBERTAD INVOLUNTARIA.

En Argentina, exigir la prohibición absoluta de la libertad involuntaria por motivos de discapacidad psicosocial encuentra un horizonte de futuro posible con la prohibición establecida por la LNSM –Ley 26.657 – de la creación de nuevos manicomios públicos y privados en todo el territorio de la Nación y el cierre definitivo de todos para el año 2020.

La privación forzada de la libertad, -o internación involuntaria- o no por motivos de discapacidad psicosocial es claramente una acción discriminatoria, de acuerdo a la legislación argentina y el marco jurídico internacional:

“La discriminación es el acto de agrupar a los seres humanos según algún criterio que lleva a una forma de relacionarse socialmente. Concretamente, suele ser usado para hacer diferenciaciones que atentan contra la igualdad, ya que implica un posicionamiento jerarquizado entre grupos sociales 1, es decir, cuando se erige un grupo con más legitimidad o poder que el resto.

En el año 1988, se sancionó la Ley Nº 23.592 sobre Actos Discriminatorios que en su Artículo 1º reconoce como discriminación cualquier impedimento o restricción del pleno ejercicio “sobre bases igualitarias de los derechos y garantías fundamentales reconocidos en la Constitución Nacional […] por motivos tales como raza, religión, nacionalidad, ideología, opinión política o gremial, sexo, posición económica, condición social o caracteres físicos”. Asimismo, el documento titulado “Hacia un Plan Nacional contra la Discriminación”, aprobado por Decreto Nº 1086/2005.Instituto Nacional contra la Discriminación, la Xenofobia y el Racismo. (INADI ¿Qué es la discriminación?).-

 

La privación de la libertad involuntaria a partir de la  CDPD se constituye en un acto de violación de DD.HH.y el Estado se debe responsabilizar de ello[vi] pues  aún cuando en Argentina ha ratificado la CDPD y le ha dado status constitucional:

La Ley Nacional de Salud Mental Ley 26.657- que es considerada una Ley de Salud Mental modelo por todos los avances dirigidos hacia el nuevo paradigma social y del respeto de los DD.HH. de las personas con discapacidad, incurre en la violación del artículo 14 considerando que:

La LNSM En el Capítulo VII, Art. 20) contempla de la internación involuntaria:Ley 26.657 ARTICULO 20. — La internación involuntaria de una persona debe concebirse como recurso terapéutico excepcional en caso de que no sean posibles los abordajes ambulatorios, y sólo podrá realizarse cuando a criterio del equipo de salud mediare situación de riesgo cierto e inminente para sí o para terceros. Para que proceda la internación involuntaria, además de los requisitos comunes a toda internación, debe hacerse constar… “

Acá encontramos un argumento a favor de la internación involuntaria contraria a la letra de la CDPD y su art. 14.-

La idea que prevalece en este artículo de la LNSM es la del paradigma del MMH., encuentra gran receptividad tanto en los profesionales de la salud como así también de familiares. Desde la implementación de la LNSM no se cumple con el art. 14 de la CDPD pero tampoco se cumple con lo que estipula la LNSM en el Art. 20, pues la concepción de recurso terapéutico excepcional se convierte en letra muerta de la ley y es una mera formulación administrativa o de buenas intenciones si se pueden llamar así a los argumentos esgrimidos para privar de la libertad en forma involuntaria.

Este acto discriminatorio y violatorio de DD.HH. goza de un consenso intelectual que supone el encierro de las PcD como “un corte, una instancia de reordenamiento subjetivo”.

El “corte subjetivo” se produce en la PcD en el momento que se denomina crisis y no necesita de ser privada de la libertad. Se puede “volver a la vida plena” en la vida plena de poder padecer un “corte” de “conexión con la realidad” si se brindan todos los apoyos y ajustes necesarios para tornar viable la vida en la comunidad.

No podemos ser discriminados por ser personas con discapacidad psicosocial y considerar terapéutico el encierro y el aislamiento que es una práctica iatrogénica al igual que la medicación forzada.

Vuelvo sobre la necesidad de contextuar el texto.

En Argentina hay una gran resistencia de parte de los profesionales de la salud mental a mencionar el tema discapacidad ligado al tema de las problemáticas de la salud mental.

En este presente inmediato, hablar de Derechos Humanos en Argentina articulados con la Salud Mental o con cualquier otro aspecto de la vida de las personas en general es un tema que pone en cierto peligro a quien se anima a denunciar.

Mi opinión al respecto después de muchos años de indagar el tema es que los profesionales de la salud mental junto a una gran parte de la población no aceptan que las PcD psicosocial somos personas con el reconocimiento de la dignidad y el valor inherentes y de los derechos iguales e inalienables de todos los miembros de la familia humana.

No aceptan la condición de sujeto de derecho en igualdad de condiciones que invoca la CDPD y esto es especialmente notorio al observar que en Argentina, la LNSM Nro. 26.657, es despreciada e incumplida por la corporación médico-psiquiátrica quienes consideran que debe ser derogada porque entre algunos de sus acertados artículos se promueve la interdisciplinariedad, el cierre de la totalidad de los manicomios públicos y privados en todo el territorio nacional y también promueve las internaciones en hospitales generales (considerando el respeto a quien desee ser internado de forma voluntaria).-

El primer obstáculo para hacer notar que el art. 20 de la LNSM 26.657 viola el Art. 14 de la CDPD es que los profesionales de la salud y de la salud mental, los trabajadores sociales y un amplio espectro de la justicia y una enorme masa de la población en general no están dispuestos a respetar los DD.HH. de las PcD psicosocial y que las lógicas manicomiales prevalecen en el imaginario social sobre los avances y cambios que en la materia se vienen discutiendo a nivel mundial.

La mayoría de las internaciones que se realizan son involuntarias y en general no se cumplen los pasos que la LNSM dispone para estos casos. Una ingeniería perversa de mecanismos burocráticos actúa evitando que la información llegue a la justicia en tiempo y forma, haciendo permanecer a una persona hasta por cuatro meses internada sin haber ejercido ni el consentimiento informando sobre el tratamiento que le administran arbitrariamente ni tuvo acceso a un abogado defensor como lo estipula la LNSM.

Es de mi particular interés las internaciones involuntarias de niños/as-adolescentes y jóvenes por motivos vinculados al consumo problemático de sustancias psicotrópicas en instituciones aberrantes con la anuencia de sus familias y también, en el otro extremo del arco, a las personas mayores y la naturalización de su institucionalización en lugares llamados geriátricos, residencias u hogares que también, con un proceder perverso, ocultan las problemáticas de discapacidad mental más propias de la ancianidad, del deterioro cognitivo que puede aparecer con el avance de la edad y otras formas de discapacidad mental que no son atendidas en su particular singularidad y sí son privadas de la libertad casi siempre sin su propio consentimiento.

Entonces sufren internaciones involuntarias y así se violan los DD.HH. de:

Niñas, niños, adolescentes mujeres y hombres, jóvenes, adulta/os y ancianas/os declarados o no personas con discapacidad mental por razones vinculadas a problemáticas de la salud mental.

En todos estos casos prevalece el concepto discriminatorio que no tenemos igual reconocimiento como persona ante la ley.

Partiendo de esta premisa comenzaré a exponer de qué manera la internación, la privación de la libertad involuntaria es una verdadera violación de DD.HH. que comete el Estado atropellando derechos y aumentando la discapacidad y propiciando el empobrecimiento de las personas afectadas en sus intereses económicos, sociales y culturales.

La internación involuntaria es iatrogénica:

  • en lugar de un resultado positivo para la salud, la privación de la libertad junto a tratamientos con drogas psiquiátricas forzados generan enfermedades, atenta contra la salud psíquica y física de la persona y la despoja del ejercicio de un sinfín de derechos aún cuando no se haya restringido su capacidad jurídica y esto también en internaciones –involuntarias o no- a corto plazo.

La realidad de una gran mayoría es que su capacidad jurídica está restringida.

En Argentina actualmente hay más de 20.000 personas privadas de la libertad en manicomios públicos y privados, según datos poco fidedignos, en su mayoría hombres entre 20 y 40 años que en su mayoría llevan un promedio de 15 a 20 años de privación de la libertad. De esa mayoría un número elevado entró en el circuito de las internaciones por consumo problemático de sustancias psicotrópicas siendo el alcohol la que encabeza el listado de ellas, que no es una droga ilegal.

Es muy llamativo que los datos oficiales oculten las cifras que puedan informar la cantidad de niñas y mujeres privadas de la libertad de manera involuntaria que hay en el país y me animo a decir que debe ser significativamente superior a la cantidad de hombres privados de la libertad.

En todos o en casi todos esos casos, ya sea en el ámbito público como en el privado la violación al art. 14 de la CDPD conlleva la violación de todos los otros artículos de la CDPD enumerados anteriormente.

La libertad y la seguridad de la persona son avasalladas y entonces su integridad en el más amplio concepto de la palabra también.

Hay una gran parte de la población privada de la libertad por motivos de discapacidad psicosocial que desconocen su verdadera identidad. Están desprovistas de documentos de identidad. No tienen contacto con familiares desde hace años y han sido separados de su comunidad.

Muchos, con estudios iniciados, han perdido el derecho a continuarlos, otros directamente no acceden porque comienzan el derrotero de las internaciones psiquiátricas durante la infancia. Conocí en el manicomio a un hombre mayor de cincuenta años que estaba internado desde los cinco años, desde su primera infancia… y allí murió.

Las instituciones psiquiátricas tienden a incurrir en una doble violación al Derecho a la Salud, en tanto:

  1. La privación de la libertad involuntaria o no, es iatrogénica.
  2. La PcD psicosocial internada en instituciones psiquiátricas suele carecer de verdadera atención médica en otros aspectos que su salud requiera: la aparición de síntomas de un quebrantamiento de la salud física suele ser ignorado, “interpretado” como síntoma o manipulación de la PcD desde el discurso médico-psiquiátrico y también, se le niega el acceso a profesionales de otras especialidades. Ejemplo: la asistencia de un otorrinolaringólogo… “porque es incómodo el traslado a un servicio especializado” y la persona debe aceptar y tolerar no ser atendida. Esta triste realidad trae aparejado resultados muy graves: muertes por enfermedades tratables tanto en la población femenina como en la masculina. También se les niega el acceso a los tratamientos indicados por médicos especialistas en el caso que tengan acceso a una consulta.

Todo esto está reñido con el principio básico del ser en igualdad de condiciones.

La vida privada de la libertad “no es vida”.

La privación de la libertad acompañada por el tratamiento forzada con drogas psiquiátricas provoca una especie de muerte psíquica.

Los acontecimientos de la vida cotidiana bajo los efectos de la medicación psiquiátrica –forzada o no, dentro y fuera de la internación- se perciben como si se mirara a través de un vidrio esmerilado, la voz de los otros llega a uno con un efecto retardado, y nuestros pensamientos también resultan lentos bajo los efectos de las drogas psiquiátricas. El contacto con el otro, con el afuera, está “mediado” por una cortina invisible que ralentiza los movimientos por el cuerpo rigidizado y los sentidos aletargados.

Así, el otro, cualquiera que sea, nos percibe “raros” “distintos” y los médicos aseveran que es el “devenir propio de la enfermedad diagnosticada” negando de cuajo que ese estado es el efecto de la privación de la libertad y del tratamiento químico forzado.

Con la privación de la libertad involuntaria, suele aparecer un estado de apatía profundo, un gran desinterés por todo… en mi experiencia esta apatía y el desinterés –incluso de hablar y permanecer en un mutismo absoluto- lo produce la imposibilidad de comprender que para el círculo de personas de mi afecto, esa situación fuera considerada buena, que dijeran que me “encontraban mejor”… si realmente esa es la mirada que tienen mis afectos cercanos, sean familiares o amigos, debo decir que no tienen registro alguno de las vivencias ciertas de humillación y maltrato que se viven en una internación.

Hay personas que estando internadas involuntariamente, hacen abandono de su aspecto físico y de su higiene. También eso es leído como un aspecto de “su enfermedad”… no se lee como un efecto iatrogénico de la privación de la libertad.

Los cambios a los que el cuerpo se ve sometido, desde el notorio aumento de peso con la pérdida de las formas propias del cuerpo y además, la falta de agilidad que provoca la medicación que rigidiza los músculos y el estado de “desconexión” que las mismas producen – y se aumenta notablemente con la privación de la libertad-, son otros aspectos que la persona padece, que pueden resultar motivo de vergüenza o mayor disminución de la estima.

La persona privada de la libertad, en un manicomio, tiene que poder evaluar estrategias de supervivencia y muchas veces, las elecciones son “el mal menor” y no lo que corresponde ni es justo ni a lo que se tiene derecho aún cuando se sea plenamente consciente de que se tiene derecho.

Cabe aclarar que una gran mayoría de la población internada desconoce todos sus derechos y además, cree que no los tiene. En las PcD psicosocial institucionalizadas durante muchos años en forma permanente o intermitente, se notan conductas propias de las personas sometidas a gran sometimiento y la faceta que muestran con claridad es la idea de “no tener derechos”

Así es muy poco probable que ellos luchen por una forma de vida independiente, el derecho a ser incluid en la comunidad en igualdad de condiciones porque se perciben así mismos como “personas enfermas”

Es común escuchar a adolescentes afectados a tratamientos -involuntarios o no- por consumo excesivo de drogas psicotrópicas, y en especial alcohol, decir “no tengo derecho a nada porque he consumido drogas y ese discurso es avalado por los responsables de su rehabilitación y tratamiento y en cierta medida y en muchas oportunidades también ese concepto es sostenido por familiares, se suma a esto que los profesionales de la salud mental encuentran dificultades para aceptar que los problemas derivados del consumo excesivo de drogas legales o ilegales es un tema que debe ser abordado dentro del ámbito de la salud… y son enviados a lugares de encierro con un régimen propio y diría “sin ley” donde prevalece la ley del más fuerte que suele ser en general “un adicto recuperado” que impone tratos degradantes.

Así, son salvajemente humillados y denigrados, abusados sexualmente y de otras formas niñas/niños y adolescentes sometidos a trabajo solamente comparables a la tortura y la esclavitud en el marco de internaciones forzadas o no.

En relación a esta problemática de la salud mental el entramado es de una gran complejidad y la violación de DD.HH. es indescriptible.

Nadie que está privado de la libertad tiene la posibilidad de decidir un lugar de residencia por fuera del manicomio que le ha tocado en desgracia y en virtud de su status social o el de su familia…

La mayor cantidad de personas privadas de la libertad de modo involuntario lo son por problemas sociales y al mismo tiempo:

La mayor parte de las problemáticas llamadas “enfermedades mentales” provienen de problemas sociales no atendidos debidamente por el Estado y afectan de manera altamente significativa a la población de menos recursos.

Poblaciones importantes en las que, de generación en generación, han transcurrido sus vidas en situaciones de extrema pobreza sin conocimiento de los Derechos Humanos que los asisten si tienen la desgracia de “caer en el manicomio, no tienen salida”. Se patologiza la pobreza!!! Hay un perverso discurso que “dice que la persona no ha sido capaz de tener ingresos adecuados para su sustento y/o el de su familia y garantizar vivienda, educación y salud”.

Esa supuesta enfermedad de una persona: ¿cómo se llama cuándo el sistema de salud mental con la privación de la libertad –involuntaria o no- des-ancla a la persona de su vida, de sus bienes, de sus ingresos económicos, de su universidad o de su escuela de estudios primarios y así, la deja en un vacío de derechos y sobre eso la re-diagnostica?

No hay mayor factor discapacitante que la pobreza, el hambre, la falta de techo y de educación. Y eso puede ser un punto de partida o de llegada para una persona con discapacidad social.

También muchas personas que caen abruptamente en la pobreza como consecuencia de las crisis económicas que se conocen como “respuestas al humor de los mercados”, es decir: las crisis económicas resultado de propuestas políticas neoliberales y del salvaje capitalismo, arrojan a la “locura” y al intento de suicidio –cuando no a la muerte misma- a muchas personas que mantuvieron durante gran parte de su vida un status de vida acorde a los derechos propios de una persona trabajadora con derecho al trabajo, la salud y la vivienda como derechos básicos inalienables y esas personas, recalan en los manicomios con un diagnóstico de enfermos psiquiátricos pero en sus Historias Clínicas no constan las condiciones de existencia al momento de la internación ni sus antecedentes culturales, laborales, familiares y sociales, ni nada, absolutamente nada de su vida antes de haber sido calificado como enfermo/a psiquiátrico/a.

Con horror observo que la familia reproduce el sistema de pensamiento manicomial.

La misma familia termina violando el derecho al hogar y la familia.

Poco a poco se aleja hasta dejar en el abandono a la persona.

Se la priva de la familia, de los hijos y de los nietos.

La familia se aleja porque es estigmatizada y además no recibe psico-educación alguna para albergar al familiar que sufre y contribuir a su inserción en la comunidad. Todo lo contrario, siempre se acentúa el hecho que la persona está enferma, que su enfermedad es incurable y que con el tiempo estará cada vez peor.

Eso es verdad cuando a una persona la privan de la libertad, en forma involuntaria o no, porque todo lo que le va pasando no es consecuencia de su padecimiento espiritual, emocional o psíquico… es consecuencia del asilamiento tras los muros agudizado por la “droga- dependencia- inducida” y por la soledad impuesta, que llega a sus grados de tortura más elevado en las celdas de aislamiento o con la sujeción mecánica en los casos que la persona presente algún tipo de excitación motriz que bien pudo ser ocasionada por un ”medicamento” o por falta de una caricia… por un miedo extremo o por una profunda angustia que nadie parece dispuesto a aliviar con un acompañar en un cuerpo a cuerpo hasta que el terror disminuya.

¿Dónde están escritas las bases del encierro involuntario como forma de cura?

En la decisión de privar de la libertad a una persona con discapacidad psicosocial de manera forzada hay un pensamiento, hay una lógica “a priori” que dispone que esa persona “no tiene cura en su enfermedad” y es una persona gravosa para la comunidad a la que se atribuyen todo tipos de males para sí mismo y o para terceros y que merecen la condena del encierro. Esto subyace en el pensamiento de quienes ejercen autoridad sobre la PcD psicosocial y le restringen la vida y la sumen en una vida en su mínima expresión, carente de sueños y anhelos, de amor y de libertad.

En Argentina los manicomios en su mayoría cuentan con “dispositivos de inserción laboral” a los cuales las personas privadas de la libertad son “invitados” a participar. Esa invitación y la aceptación o no, lleva a aumentar la cantidad de etiquetas que una persona puede ir sumando en el encierro de acuerdo a lo que se llama la falta o no de “adherencia al tratamiento”. Si la persona acepta trabajar en un emprendimiento de inserción laboral intra-hospitalario, recibirá un peculio[vii]… una míseros centavos por su trabajo y si no acepta, se le calificará como a una persona “institucionalizada que no tiene voluntad ni interés en el trabajo” y con pocas posibilidades de su inserción en la comunidad.

Las personas que estando internadas nos preocupamos por nuestra situación laboral somos desmotivadas y se nos promueve un pensamiento basado en la imposibilidad de continuar con tareas “normales” y el “beneficio” de acceder a “pensiones por discapacidad”.

Sostener delante de un psiquiatra la firme decisión de continuar trabajando en el mercado de trabajo como un ciudadano más, es descalificado en sus palabras, se es tratado como una persona que niega su “incapacidad” y lo usual es que el médico psiquiatra desconozca absolutamente todo lo referido a esa persona: sus estudios, su historia laboral y su estándar de vida si se trata de un manicomio púbico y en uno privado, si la persona en situación de encierro tiene un estar en el mundo alivianado de preocupaciones económicas porque posee dinero suficiente… no es menos descalificado… solo que esa persona puede llegar a tener más posibilidades de una vida autónoma si es que los familiares no lo inhabilitan restringiendo su capacidad jurídica para hacer ellos, usufructo de los bienes económicos de la persona con discapacidad.

Ninguna persona que tenga como único sustento en Argentina una pensión por discapacidad puede acceder a una canasta básica de alimentos, ni a la vivienda ni a la salud, no puede tener una vida independiente y autónoma ni puede vivir con libertad en la comunidad porque sus ingresos económicos, que son considerados “un beneficio” social, no le permiten tener ninguna autonomía económica.

No existe un nivel de vida adecuado ni protección social verdadera.

Vuelvo sobre el rechazo en Argentina de parte de los profesionales de la salud por la noción de discapacidad de la “persona con padecimiento mental” en cualquiera de sus manifestaciones.

La discapacidad es una concepción que pone en cuestión a la tan preciada, tanto como despreciada “enfermedad mental” corriendo el eje de la enfermedad individual al eje de las barreras sociales que obstaculizan la libertad individual, lo que se da en llamar el cambio de paradigma.

Los aún hoy promotores de las lógicas manicomiales encuentran en la concepción de la discapacidad una herramienta que otorga derecho a quienes ellos le quieren negar -ya no los derechos- si no la vida misma condenándoles al encierro y al estado de ser muertos vivientes, verdaderos zombis que deambulan entre los muros sin más pregunta que si la inmunda comida llegó a la mesa o no… si alguien se acordó de su existencia y llegó de visita o no…

A las mujeres privadas de la libertad se les puede llegar a producir la esterilidad quirúrgica…de modo involuntario… como se las puede prostituir… o abusar sexualmente de ellas y provocarle embarazos no deseados y hasta obligarlas a abortos o someterlas al robo de sus hijos…

Ingresar al manicomio es ingresar a la mismísima anomia[viii]: no se tuvo vida, la vida comienza y termina en los muros del manicomio.

La falta de ley a la que la palabra anomia refiere es lo que hace del manicomio un territorio que es tierra de nadie… y feudo de unos cuántos a la vez… en ese feudo la crueldad es ejercida con menos sutileza a medida que el ejecutor se aleja de la jerarquía del psiquiatra… y llega al personal de limpieza…

La degradación del concepto de ser humano y ser humano en igualdad de condiciones se traduce en el concepto de enfermo mental que es legislado por una concepción que se rige por un supuesto científico que designa la normalidad de las personas…

¿Quién puede decir yo soy normal, usted es normal y usted no sin sonrojarse?

Solamente alguien enceguecido de soberbia, solamente un ser que tanto teme a la locura, es capaz de pensar que es posible encerrarla tras los muros sin cometer violación de DD.HH.

La anomia en este caso es el estado provocado por un conjunto de personas que han degradado del juramento hipocrático y de otras que ejercen la violación de Derechos Humanos.

Para los que imponen esa legislación –paradójicamente carente de ley- para los que degradan con sus conceptos la condición humana al extremo de la privación involuntaria de la libertad, de tratamientos forzados, de humillaciones, torturas y tratos degradantes… para ellos la concepción de la diversidad funcional no existe y sin embargo, los involucra en tanto seres humanos- lo peor que les puede pasar es probar su propia medicina.

Puedo escribir miles de palabras más para tratar de transmitir la tortura que significa ser privada de la libertad – forma involuntaria o no- y de las graves consecuencias en mi salud y la observada en la salud de otros, como yo, obligados a la ingesta de drogas psiquiátricas en contra de nuestra voluntad.

Sin embargo, los profesionales de la salud mental con compendios de siglas alfanuméricas que definen conductas como los son los DSM y el CIE viven tan pagados de sus saberes y tan pagados por la industria farmacéutica y por los circuitos económicos que se destinan al sistema de salud,

  • son incapaces de recapacitar sobre sus prácticas, sobre su negación del paradigma de la discapacidad y ni pensar que puedan asomar su inteligencia al mundo de la diversidad funcional,
  • ni pueden comprender un mundo en evolución a velocidades nunca vividas en direcciones impensables hace menos de un cuarto de siglo, que desborda de nuevas problemáticas sociales donde todo parece desquiciado[ix] y estallado -y no necesariamente enfermo- sino nuevo y desconocido.

Como nuevo y desconocido hasta hace poco en Argentina es que nosotros, las PcD psicosocial, tenemos derechos y somos sujetos de derechos, pedimos trato en pie de igualdad y nos negamos a la internación involuntaria y al tratamiento forzado.

Hay una palabra en psicología muy interesante: constructo.

No voy a definir con exactitud el término, voy a explicar que constructo viene a designar esos aspectos que se saben que existen pero son difíciles de probar, de definir o controvertidos al momento de querer hacerlos “objetivables”.

Son constructos la inteligencia, la personalidad y la creatividad.

Me pregunto en qué lugar del cerebro está el recuerdo del olor dulce de mi abuela paterna… y de la voz de mi madre… dónde se guardan las canciones de cuna con las que he mecido el sueño de mis niños… dónde en el cerebro está el registro del primer diente, de la primera risa, de la primera travesura de mis hijos…en qué célula está el clima que rodeaba la escena que recuerdo de mi padre lustrando mis zapatos para ir a la escuela… dónde viven en mí los cuentos de hadas y brujas, el encanto del otoño teñido con el recuerdo del primer beso… donde se localizan los recuerdos de los compañeros desaparecidos, cómo perduran sus voces a pesar de los años… dónde se almacena todo lo aprendido y dónde permanece lo desaprendido, donde se produce y se reproduce la capacidad de amar cuando se ha sido vejada… cómo y donde están objetivados en mi cerebro lo que me permite pensar en colores para pintar, danzar, reír y llorar… olvidar y recordar…

Me pregunto de qué otra manera se puede privar de la libertad en forma involuntaria si no es a la fuerza y si no es desconociendo los derechos que nos atañen.

Esa fuerza tan bien descrita por Antonin Artaud en su CARTA A LOS DIRECTORES DE LOS ASILOS DE LOS LOCOS. “……………………………………………………….No nos sorprende ver hasta qué punto ustedes están por debajo de una tarea para la que sólo hay muy pocos predestinados. Pero nos rebelamos contra el derecho concedido a ciertos hombres – incapacitados o no – de dar por terminadas sus investigaciones en el campo del espíritu con un veredicto de encarcelamiento perpetuo……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….. ¡Y qué encarcelamiento! Se sabe – nunca se sabrá lo suficiente – que los asilos, lejos de ser “asilos”, son cárceles horrendas donde los recluidos proveen mano de obra gratuita y cómoda, y donde la brutalidad es norma. Y ustedes toleran todo esto. El hospicio de alienados, bajo el amparo de la ciencia y de la justicia, es comparable a los cuarteles, a las cárceles, a los penales…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….Esperamos que mañana por la mañana, a la hora de la visita médica, recuerden esto, cuando traten de conversar sin léxico con esos hombres sobre los cuales – reconózcanlo – sólo tienen la superioridad que da la fuerza.[x]

Lucila López

Usuaria y Sobreviviente de la Psiquiatría                                                                                           Psicóloga Social                                                                                                                                                                                            Psicodramatista                                                                                                                                       Analista Institucional                                                                                                                             Agente Comunitaria en Prevención de adicciones.

Miembro de WNUSP

Miembro de INWWD 

 

C.A.B.A

ARGENTINA

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Escrito por Lucila López en apoyo a la CAMPAÑA POR LA PROHIBICIÓN ABSOLUTA DE LA PRIVACIÓN DE LA LIBERTAD Y EL TRATAMIENTO FORZADO DE LAS PERSONAS CON DISCAPACIDAD PSICOSOCIAL, POR EL CUMPLIMIENTO IRRESTRICTO DEL ART. 14.- Buenos Aires, Argentina, Marzo 14, 2016

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[i] Committee on the Rights of Persons with Disabilities /Guidelines on article 14 of the Convention on the Rights of Persons with DisabilitiesThe right to liberty and security of persons with disabilities/

Adopted during the Committee’s 14th session, held in September 2015

[ii] Estela de Carlotto, Presidenta a Abuelas de Plaza de Mayo uno de los organismos más importantes de Derechos Humanos de la Argentina.

[iii] *) Barrabasada: 2. Hecho equivocado que origina un gran destrozo o perjuicio. (evil thing) RAE

[iv] Y la de todos los privados de la libertad por motivos de discapacidad psicosocial.

[v] Ley NSM viola el art. 12 al decir: “Se presume la capacidad jurídica”… En la CDPD el art. 12 especifica “igual reconocimiento ante la ley”…

 

[vi] Se hace indispensable el resarcimiento económico.

[vii] *) Para el libre ejercicio del artículo 19, el respeto absoluto del art. 27 – Trabajo y empleo es una condición inalienable y elemental.

Me voy a detener a explicar en el significado de peculio porque es gravísimo que haya muchas PcD psicosocial y con otras discapacidades también, que trabajen con carácter obligatorio y sean pagadas con un peculio porque eso es rayano a un sistema de esclavitud.  El Derecho al Trabajo y al Empleo se viola de manera flagrante y es una vergüenza.

Peculio.- Significado – etimología- definiciones. Del lat. peculium.

  1. m. Dinero y bienes propios de una persona.
  2. m. Hacienda o caudal que el padre o señor permitía al hijo o siervo para su uso y comercio.

La palabra peculio proviene en su etimología del latín “peculium” que a su vez deriva de “pecus” que significa ganado, ya que esa era la medida que se aplicaba para valorar los bienes, cuando no existía la moneda. Los peculios eran porciones pequeñas de bie

nes, que se separaban en el antiguo Derecho Romano, del patrimonio familiar, que pertenecía en su integridad y en propiedad al pater, jefe de la unidad político religiosa en qué consistía la familia, y varón de mayor edad dentro de ella. Destina una pequeña porción a hijo y esclavos. También relacionado con el ámbito carcelario.

Hasta hace pocos días el peculio era de $150.- mensuales, equivalentes a  u$s 0,34 diarios.

Actualmente el peculio es $300.- mensuales equivalente a u$s 20,34 = u$s 0,68 diarios.

Los talleres protegidos para personas con discapacidad están naturalizados y solamente en la Provincia de Buenos Aires, hay 4.500 personas con discapacidad que trabajan en más 173 talleres protegidos.  En la Ciudad Autónoma de Buenos Aires un importante taller protegido, las personas con discapacidad psicosocial  hacen  los muebles para la administración pública y hospitales de la ciudad.

El actual valor del peculio en la Provincia de Buenos Aires fue anunciado hace pocos días por el Ministro de Desarrollos Social quien dijo: “van a recibir 300 pesos por mes como parte del peculio, en lugar de los 150 que cobran actualmente, que van a servir no solo para ayudar a ellos sino también a sus familias”. Asimismo informó que los operarios recibirán una tarjeta para la compra de productos alimenticios por un monto de 100 pesos mensuales. (equivalente a u$s 0,21 diarios ¡para alimentos! ¿Y consideran que deben ayudar a la familia!

Al día 14 de enero de 2016 se les adeudaba el pago desde septiembre de 2015.

[viii] Anomia: del gr. ἀνομία anomía.1. f. Ausencia de ley. 2. f. Psicol. y Sociol. Conjunto de situaciones que derivan de la carencia de normas sociales o de su degradación RAE

[ix] Desquiciar

  1. tr. Desencajar o sacar de quicio algo. Desquiciar una puerta, una ventana.U. t. c. prnl. U. t. en sent. fig.
  2. tr. Descomponer algo quitándole la firmeza con que se mantenía. U. t. c. prnl.
  3. tr. Trastornar, descomponer o exasperar a alguien. U. t. c. prnl.
  4. tr. p. us. Hacer perder a alguien la privanza, o la amistad o valimiento con otrapersona. RAE

[x] http://lalibertaddeotrodecir.blogspot.com.ar/2016/03/carta-los-directores-de-los-asilos-de.html

 

 

 

 

 

Le témoignage d’Agnès: traitements dégradants, traitements forcés en France.

http://depsychiatriser.blogspot.no/2016/03/le-temoignage-dagnes-traitements.html

En violation de l’article 16 de l’ONU, les personnes présentant un handicap psychiques subissent des traitement dégradants qui bafouent  toute dignité humaine.

Voici mon témoignage :

J’ai été hospitalisée 2 fois dernièrement à l’hôpital psychiatrique relevant de mon département
En juin, il m’ont placée dans une chambre d’isolation et m’ont attachée pendant 2 jours. J’étais allée aux toilettes le dimanche à midi et j’ai été hospitalisée vers 17heures. Le lendemain toujours attachée, j’ai crié que j’avais envie de faire pipi. Ne voyant personne venir, j’ai fini à bout par uriner dans mon lit. Des infirmiers sont venus. Ils m’ont déshabillée de force et m’ont écarté les jambes pour me placer une couche pour incontinents. Ils m’ont arraché la veste de pyjama et essayé d’ôter mon soutien-gorge, le tout avec une violence inouïe.Aujourd’hui encore j’ai un profond sentiment de honte tant je  ressens cet acte comme un viol de mon intimité. En y pensant ma gorge se noue et mon estomac se serre.

La 2éme fois en septembre cette fois, j’ai été placée en chambre d’isolement. Elle était pourvue de toilettes verrouillées de l’extérieur ce qui vous contraint à aller uriner dans un seau hygiénique sous “l’œil bienveillant” d’une caméra de vidéo-surveillance. Enfermée ainsi pendant 3 jours et 4 nuits, vous perdez la notion jour et nuit. Quand, vous sortez enfin, vous voilà docile comme un mouton prêt à quémander ou presque les médicaments que ‘l’on vous a prescrits et que l’on vous donne à heure fixe 3 fois par jour.

Tels sont les méthodes chocs employées par l’hôpital psychiatrique de mon département pour mâter les plus récalcitrants… Comment conserver l’estime de soi et se réintégrer socialement quand on a subi de tels traitements et qu’on ne peut communiquer sur ce qu’on a vécu ?

Je vis dans le sud de la France, pays des droits de l’Homme qui a pour devise “Liberté, Égalité, Fraternité”. J’ai une reconnaissance de handicap à 80%.

Je veux que vous apportiez mon témoignage pour que cessent ces méthodes indignes pour l’être humain et indignes du XXIe siècle.

Je voudrais dire aussi que lorsque j’ai été attachée, ils ont serré si fort les liens de contention que j’étais dans l’incapacité de bouger et que même sans bouger, ma cheville a été entaillée.

J’ajouterai que dans ce même hôpital, on utilise des mesures vexatoires à l’encontre des patients; on leur ôte toute dignité en les contraignant à rester en pyjama devant les autres patients pendant au moins 5 jours, le plus souvent une semaine, voire plus. C’est le médecin qui décide de la levée de la contrainte.

Enfin, il faut savoir que dans notre pays, les malades psychiatriques internés relèvent du “juge des liberté et de la détention” qui est aussi le juge des prisonniers de droit commun, alors que la plupart d’entre nous, n’avons commis aucun délit. Au bout de 10 jours environ, vous êtes admis à comparaître devant lui. Comment se défendre quand assommée de médicaments, on a peine à avoir les idées claires, à aligner ces phrases à trouver ses mots ? En fait le but de cette audience est avant tout de démontrer que vous n’êtes pas coopérant avec les soins ce qui justifie la poursuite de votre internement dans l’établissement.

Je pourrais aussi parler des effets qu’ont eu sur moi les neuroleptiques. Lorsqu’on me les a administrés pour la première fois, j’étais revenue à la réalité après 3 jours de bouffée délirante aiguë. Depuis chaque fois que je les arrête ou qu’on les baisse trop brusquement  ou qu’on me prescrit un traitement inadapté, je rechute.

On me disait brillante et aujourd’hui, je ne suis plus que l’ombre de moi-même: j’ai perdu mon affect, tout sens critique toute capacité d’analyser, toute intelligence émotionnelle et mes facultés cognitives. Comme ce sont les émotions qui fixent la mémoire, je suis vide de souvenirs depuis 17 ans. J’ai de grands trous noirs concernant des événements que j’ai vécus ce qui est terriblement angoissant. J’ai perdu toute curiosité intellectuelle, tout intérêt pour les choses y compris pour le domaine pour lequel j’ai effectué des études universitaires. Je subis la vie sans la vivre vraiment. Je suis une morte-vivante. A certains moments j’ai même été zombifiée. C’est ainsi qu’on m’a imposée une contrainte de soins après ma sortie de l’hôpital (loi qui a été généralisée en France par Nicolas Sarkozy en  2011) : tous les 14 jours, on m’administrait une piqûre de 50 mg de risperdal constat et les infirmiers passaient tous les soirs à mon domicile pour me contraindre à prendre un comprimé de 4 mg de risperdal (rispéridone). Incapable de me concentrer et souffrant de terribles anxiétés, j’ai été contrainte de prendre un travail à mi-temps.

Vous pouvez publier mon témoignage. J’ose espérer qu’il va servir à mettre fin à certaines méthodes utilisée par la psychiatrie moderne. Je sais qu’un jour, des gens s’étonneront de l’emploi de méthodes si barbares et  que peut-être dans un proche avenir des individus, avec l’avancée des connaissances, traîneront en justice les médecins et les industries pharmaceutiques, responsables de leur état.

C’est paradoxal. Les “psychiatres” comme leur nom l’indique devraient soigner la psychée (l’âme). Or justement en tant qu’handicapés psychiques, nous ne sommes pas traités comme des êtres humains par certains personnels soignants et cela dans l’indifférence presque totale de la société qui cautionne de tels traitements dégradants qui vont pourtant à l’encontre de la Convention de l’ONU contre la torture et les traitements dégradants. : il y a les végétaux, les animaux, les malades mentaux et l’espèce humaine. Que s’imaginent-ils? Que parce que nous perdons la raison, nous perdons notre conscience, que nous n’avons pas d’âme et que notre ressenti est celui d’un animal ? En fait je pense qu’ils ne font pas ça non parce que nous constituons un danger pour eux et pour les patients mais parce qu’ils croient qu’en nous traitant comme ça, cela nous dissuadera d’arrêter les médicament. Qu’ils se détrompent! Nous les arrêterons encore et encore pour leur prouver le contraire et nous prouver aussi à nous-même que nous sommes des êtres humains.

J’en ai moi-même fait l’expérience : en 2013, j’ai été hospitalisée une nouvelle fois à l’hôpital psychiatrique, après avoir arrêté mes médicaments,. Je n’y ai pas subi de sévices et cette fois là, et je suis tombée sur une psychiatre humaine qui m’a bien expliqué qu’il fallait que je sois stabilisée pendant 4 ans avant de pouvoir essayer (avec l’aide d’un médecin) d’arrêter les neuroleptiques. Je n’ai  plus jamais arrêté mes médicaments. J’ai rechuté en 2015 (j’avais des comprimés à cette époque que je prenais toute seule) peut-être parce que mes doses étaient trop basses. A l’hôpital sous la pression de ma famille, le psychiatre a instauré une injection retard d’abilify et comme ce traitement est destiné aux personnes atteintes de schizophrénie, j’ai rechuté une 2e fois, un mois après.

Aujourd’hui, j’aimerais bien revenir aux comprimés et être considéré comme un être humain responsable. Les injections retard sont dégradantes..Elles ne permettent pas de nuancer et d’ajuster au plus près les médicaments. Sans compter que leurs effets à long terme ne sont pas connus. Que se passerait-il en cas de syndrome malin des neuroleptiques ? C’est une question que je me pose. Malheureusement les psychiatres abusent de ces injections les généralisent et les banalisent sans mesurer les effets qu’elles engendrent. Quant à moi, je n’ arrêterai plus mon traitement car avec ce que j’ai lu là-dessus, j’ai bien compris que les neuroleptiques ou antipsychotiques sont comme une drogue et doivent être arrêtés très progressivement pendant une longue période avec des paliers de stabilisation. Les arrêter brutalement c’est le meilleur moyen de basculer dans la folie. Il m’aura fallu 17 ans pour que je comprenne tout ça, alors que si on m’avait expliqué cela dès le début(ou presque) en me considérant comme un adulte à part entière, un malade comme les autres, doué de conscience et de raison,  je n’en serais sûrement pas à ma 10ème ou 11éme hospitalisation.

-We are not violating the human rights. -Yes, you are! by Anne Grethe Teien

http://agteien.blogspot.no/2016/03/we-are-not-violating-human-rights-yes_74.html

Introduction

Psychiatric human rights violations are often  denied and trivialized, even distortedly re-defined as “human rights” and “right to necessary health help”. The UN convention for the rights of persons with disabilities, CRPD,  is changing that. CRPD demands an absolute prohibition of forced psychiatric treatment and involuntary commitment. These are important requirements in giving people with psychosocial disabilities equal human rights. In this text, I will look at different aspects of the CRPD related to that demand. I will illustrate with some references to Norway, the country where I live, showing ways in which the Norwegian Mental Health Act does not comply with the convention. I will also share some further reflections. Towards the end I have written a short version of my own experiences from forced psychiatry.  Mental health laws may vary between countries, but some elements are prevalent: the laws are typically directed specifically towards people with psychosocial disabilities and involve forced treatment and involuntary commitment . This text is written for the Campaign to Support CRPD Absolute Prohibition of Forced Treatment and Involuntary Commitment (17). Procrastinations must stop – CRPD-based law reforms must begin!

Norway and the CRPD 

Norway ratified the CRPD June 3rd 2013, but came up with some interpretative declarations of article 12, 14 and 25 that undermine central parts of the convention (1).  Norway uses these declarations to try to defend the Mental Health Act and forced psychiatric treatment. In February 2015, the president of the Norwegian Psychological Association, Tor Levin Hofgaard, wrote an article asking for a clarification from the government whether health personnel violate the human rights when they follow the coercion regulations in the Mental Health Act (2). He referred to a report sent to the authorities in December 2013 by the then Equality and Anti-Discrimination Ombud –  LDO, Sunniva Ørstavik (3). The report said that the Mental Health Act is discriminatory and does not comply with the CRPD. LDO also urged Norway to quickly withdraw its interpretative declarations. In public, the LDO report was met with a noisy silence by the authorities.  So, as time had went on, Hofgaard asked for the mentioned clarification.  Anne Grethe Erlandsen, State Secretary in the Ministry of Health and Care Services, answered on behalf of the Norwegian authorities: “Vi bryter ikke menneskerettighetene” / – We are not violating the human rights (4). That answer is absolutely not right.

Norway uses much coercion in psychiatry. In spite of reduction strategies, the use of coercion stays at stably high levels (3: p.6-8; 5: p.20-23). Also, reduction strategies instead of CRPD-based abolishment strategies do not go to the core of the issue. Norway is used to see itself as a human rights protective nation and often does not hesitate to criticize other countries for their human rights violations. So it is maybe hard for the authorities to take in that the state of Norway  is actually accepting torture and other severe human rights abuses in its own mental health system, via the Mental Health Act.  Point 42 of the CRPD General Comments No 1 says as follows:

As has been stated by the Committee in several concluding observations, forced treatment by psychiatric and other health and medical professionals is a violation of the right to equal recognition before the law and an infringement of the rights to personal integrity (art. 17); freedom from torture (art. 15); and freedom from violence, exploitation and abuse (art. 16). This practice denies the legal capacity of a person to choose medical treatment and is therefore a violation of article 12 of the Convention. States parties must, instead, respect the legal capacity of persons with disabilities to make decisions at all times, including in crisis situations; must ensure that accurate and accessible information is provided about service options and that non-medical approaches are made available; and must provide access to independent support. States parties have an obligation to provide access to support for decisions regarding psychiatric and other medical treatment. Forced treatment is a particular problem for persons with psychosocial, intellectual and other cognitive disabilities. States parties must abolish policies and legislative provisions that allow or perpetrate forced treatment, as it is an ongoing violation found in mental health laws across the globe, despite empirical evidence indicating its lack of effectiveness and the views of people using mental health systems who have experienced deep pain and trauma as a result of forced treatment. The Committee recommends that States parties ensure that decisions relating to a person’s physical or mental integrity can only be taken with the free and informed consent of the person concerned.“ (6: #42)

Neglected harms and traumas – and the need for reparations

Long-term studies have shown higher recovery rates for people who were not on neuroleptics and on very low doses (14, 15). The list of potential harmful effects from neuroleptic drugs is long, including tardive dyskinesia, brain damage, cognitive decline, neuroleptic-induced supersensitivity psychosis, Parkinsonism, sexual dysfunction, weight gain, diabetes, demotivation, anxiety, aggression, suicide, akathisia [ an extreme form of restlessness which in itself can lead to suicide], neuroleptic malignant syndrome — a potentially lethal complication of treatment etc (14, 18). In a research summary on possible harms from forced psychiatry done by nurse and researcher Reidun Norvoll, she listed the following main categories:  1) violation of autonomy and of psychological and physical integrity. Deprivation of freedom of movement (deprivation of freedom). 2) Physical harm and death. 3) Violence and abuse. 4) Trauma, retraumatisation and posttraumatic stress syndrome. 5) Offences/violations, loss of dignity and experiences of punishment. 6) Psychological agony in the forms of shame, anxiety, feeling unsafe, anger, powerlessness, depression and loss of self esteem. 7) Social problems  and loss of social identity. 8) Loss of access to own coping skills and of possibilities to self development. 9) Loss of access to voluntary treatment. 10) Harmed therapeutic relationships, resentment against- and distrust in mental health services. (7: p. 16; 8: #5.3).

It can be hard to process traumas that are not acknowledged and understood as such by society in general. When mental health services represents the abuser and as it is officially seen as the mental health helper, one can be left in a very lonely situation trying to handle psychiatry-induced traumas.  I think, as part of the implementation of CRPD, there should be provided access to help and support to those who struggle with traumas and other harms from forced psychiatry.  I imagine a reality where it is possible for everyone to ask for help when they feel they need it, knowing that they have the CRPD on their side; that the state can not expose them to torture and other terrible human rights violations for being in mental pain (!).

When the necessary abolishment of discriminatory mental health laws and the prohibition of forced psychiatric treatment and commitment has become reality, I think that representatives from politics and psychiatry should publicly perform statements about- and apologies for -the severe human rights abuses that have been going on for so long towards people with psychosocial disabilities. After all the societal acceptance, silence and denial of these kinds of abuses, I think such an acknowledgement and apology is of significant importance for starting reparation work. Compensations  is also a relevant part of this.  At the same time, there should be no pressure towards victims of forced psychiatry to forgive and get over.  I strongly recommend survivor and lawyer Hege Orefellen’s appeal on the urgent need for effective remedies, redress and guarantees of non-repetition regarding torture and other ill-treatment in psychiatry (9). Her appeal was held during a CRPD side-event about article 15 and its potential to end impunity for torture in psychiatry (10). Also, in Guidelines on article 14 of the CRPD, point 24 (a-f) one can read about “access to justice, reparation and redress to persons with disabilities deprived of their liberty in infringement of article 14 taken alone, and taken in conjunction with article 12 and/or article 15 of the Convention” (11).

Danger- and treatment criteria 

The Norwegian Mental Health Act has, in addition to its danger criteria, a criterion called the treatment criterion, which does not require danger to oneself or others. The treatment criterion allows for psychiatric coercion if the person is claimed to have a severe mental disorder,  and application of forced psychiatry is seen as necessary to prevent the person from having his/her prospects for recovery or significant improvement seriously reduced; alternatively that it’s seen as very possible that the person’s condition in the very near future will significantly deteriorate without coercion (12: Section 3 – 3. 3 a). A very wishy-washy criterion indeed, which is much in use. In 2014 the treatment criterion alone was used in 72% of the cases among people commited (16: p.37).

Both the treatment criterion and the criteria regarding danger to oneself or others discriminate against people with psychosocial disabilities in that disability, or ‘serious mental disorder’,  is a premise for psychiatric coercion to apply. In other words, this discrimination is a violation of CRPD article 14 which says that the existence of a disability shall in no case justify a deprivation of liberty (13). Secondly, as the Mental Health Act allows for forced psychiatric treatment, it violates the right to personal integrity (art. 17); freedom from torture (art. 15); and freedom from violence, exploitation and abuse (art. 16). (6:#42).

Points 13-15 in the Guidelines on article 14 are also relevant in this context:

VII. Deprivation of liberty on the basis of perceived dangerousness of persons with disabilities, alleged need for care or treatment, or any other reasons. 

  1. Throughout all the reviews of State party reports, the Committee has established that it is contrary to article 14 to allow for the detention of persons with disabilities based on the perceived danger of persons to themselves or to others. The involuntary detention of persons with disabilities based on risk or dangerousness, alleged need of care or treatment or other reasons tied to impairment or health diagnosis is contrary to the right to liberty, and amounts to arbitrary deprivation of liberty.
  1. Persons with intellectual or psychosocial impairments are frequently considered dangerous to themselves and others when they do not consent to and/or resist medical or therapeutic treatment. All persons, including those with disabilities, have a duty to do no harm. Legal systems based on the rule of law have criminal and other laws in place to deal with the breach of this obligation. Persons with disabilities are frequently denied equal protection under these laws by being diverted to a separate track of law, including through mental health laws. These laws and procedures commonly have a lower standard when it comes to human rights protection, particularly the right to due process and fair trial, and are incompatible with article 13 in conjunction with article 14 of the Convention. 
  1. The freedom to make one’s own choices established as a principle in article 3(a) of the Convention includes the freedom to take risks and make mistakes on an equal basis with others. In its General Comment No. 1, the Committee stated that decisions about medical and psychiatric treatment must be based on the free and informed consent of the person concerned and respect the person’s autonomy, will and preferences.  Deprivation of liberty on the basis of actual or perceived impairment or health conditions in mental health institutions which deprives persons with disabilities of their legal capacity also amounts to a violation of article 12 of the Convention.” (11: #13-15)

The laws that apply to people in the rest of society regarding acute situations and in the criminal justice system, must apply to people with disabilities too in non-discriminatory ways. The CRPD’s demand for absolute prohibition of forced treatment and involuntary commitment means that it applies both in criminal justice- and civil contexts. (11: #14, 16, 20-21, also 10-12). For people with psychosocial disabilities who come in contact with the criminal justice system, necessary support must be provided to ensure the right to legal capacity, equal recognition before the law and a fair trial. Forced psychiatric treatment and involuntary commitment can not be applied as sanctions for criminal acts and/or for the prevention of such.

Replacing substituted decision-making with supported decision-making

Substituted decision making must be replaced by supported decision making systems. Giving access to supported decision-making for some but still maintaining substitute decision-making regimes, is not sufficient to comply with article 12 of the CRPD (6: #28). From General Comment No 1:

A supported decision-making regime comprises various support options which give primacy to a person’s will and preferences and respect human rights norms. It should provide protection for all rights, including those related to autonomy (right to legal capacity, right to equal recognition before the law, right to choose where to live, etc.) and rights related to freedom from abuse and ill-treatment (…).” (6: #29)

Some who agree with the CRPD in that diagnostic criteria for coercion should be abolished, still seem fine with the idea that ‘mental incapacity’ can be used as criteria for psychiatric coercion. This is not in line with the CRPD, which neither accepts disability criteria for the deprivation of freedom nor psychiatric coercion. Here is a relevant point to note, from General Comments No1:  “The provision of support to exercise legal capacity should not hinge on mental capacity assessments; new, non-discriminatory indicators of support needs are required in the provision of support to exercise legal capacity.” (6:#29 i)

A summary of my own experiences from forced psychiatry 

I was not suicidal when psychiatry put me under the Mental Health Act and decided I should get forced neuroleptic “treatment”. I had never been suicidal. The former mentioned treatment criterion is the criterion that was used on me.  Forced psychiatry, with its locking me up, restraining me, drugging me, and keeping me on CTO when discharged from hospital, certainly did not make my life better  in any way– everything became indescribably much worse. I experienced forced psychiatry as one long punishment for having mental problems. After having been on neuroleptics for a while, my cognition, my intellectual abilities, were severely affected and reduced – and so was my language: from usually having a rich vocabulary I could just utter short, simple sentences. My body became rigid and lost its fine motor skills so I couldn’t dance anymore. A period I also had akathisia, a terrible restlessness which made me walk endlessly back and forth, back and forth. I’m trained a professional dancer and having my dance abilities medicated away was a big loss in itself. The medication took away my vitality, my sensitivity. My emotions were numbed. My personality faded away.  Then a severe depression set in – just a complete state of hopelessness – and for the first time in my life I became suicidal. Again and again I said to the staff, psychologists, doctors: – I can not be on meds. I tried to have them understand that the neuroleptics were destroying me and my life.  They communicated to me that they thought I was being fussy. They were a big wall that just would not listen to me. Respectlessly enough, some even told me –yes, told me -that I was doing better. The doctors said I would need to be on meds for the rest of my life. That was a message which just manifested the complete hopeless situation. From entering psychiatry, indeed having mental problems, but being a vital, thoughtful, and expressive person who was dancing several times a week, psychiatry  had coercively medicated me away from myself and iatrogenically made me severely depressed and suicidal . In effect a slow form of forced euthanasia . One day, while on CTO, shortly after a new forced injection in the buttocks with those horrible meds, I did a dramatic suicide attempt. I was put back into the hospital. I am very glad that I survived. Because unbelievably, a couple of months later, I was told that someone had made a bureaucratic mistake: the coercion documents had not been renewed in time, so there was nothing they could do to hold me back. Of course they would recommend me to stick to the treatment (Ha!) and not leave the hospital too fast (Ha!). I left the hospital the same day. It took me about half a year to become myself again, to be able to think and speak freely, to get my sensitivity, my emotions back, to dance, to feel human again, to feel life. I have never been in a mental hospital since then. I have never had another dose of neuroleptics. And I have never been suicidal again.  More than a decade later, I am still traumatized by my experiences from forced psychiatry.

Conclusion

I am very thankful to the CRPD committee for their important work. The CRPD represents a paradigm shift, and there is clearly a resistance out there to accept the full width and depth of the convention. That human rights and non-discrimination applies equally to people with disabilities should not be seen as a radical message in 2016, but sadly, it still is. Societies with their leaders need to realize that systematic, legalized discrimination and abuse of people with disabilities is based on tradition and habitual ways of thinking –not on human rights. That something has been brutally wrong for a long time does not make it more right. Forced psychiatric treatment and involuntary commitment need to be absolutely prohibited.

Thank you for your attention.

References:

1) MDAC:  Legal Opinion on Norway’s Declaration/Reservation to the UN Convention on the Rights of Persons with Disabilities http://mdac.org/sites/mdac.org/files/norway_declaration_-_legal_opinion.pdf

2)

Tor Levin Hofgaard:  Bryter vi menneskerettighetene?

http://www.dagensmedisin.no/blogger/tor-levin-hofgaard/2015/02/19/avklaring-etterlyses-bryter-vi-menneskerettighetene/

3)

In Norwegian: Equality and anti-discrimination ombud (LDO): CRPD report to Norwegian authorities 2013 – summary http://www.ldo.no/globalassets/brosjyrer-handboker-rapporter/rapporter_analyser/crpd–2013/crpd_report_sammendrag_pdf_ok.pdf

4)

Anne Grethe Erlandsen: Vi bryter ikke menneskerettighetene http://www.dagensmedisin.no/artikler/2015/02/27/vi-bryter-ikke-menneskerettighetene/

5)

In Norwegian: LDO’s report to the CRPD committee 2015 – a supplement to Norway’s 1st periodic report http://www.ldo.no/globalassets/03_nyheter-og-fag/publikasjoner/crpd2015rapport.pdf

6)

Link to download of CRPD General Comment No 1:  http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/CRPD/Pages/GC.aspx

7)

In Norwegian: Equality and anti-discrimination ombud (LDO): CRPD report to Norwegian authorities 2013- full version  http://www.ldo.no/globalassets/brosjyrer-handboker-rapporter/rapporter_analyser/crpd–2013/rapportcrpd_psykiskhelsevern_pdf.pdf

8)

NOU 2011: 9. Økt selvbestemmelse og rettssikkerhet — Balansegangen mellom selvbestemmelsesrett og omsorgsansvar i psykisk helsevern. 5. Kunnskapsstatus med hensyn til skadevirkninger av tvang i det psykiske helsevernet. Utredning for Paulsrud-utvalget https://www.regjeringen.no/no/dokumenter/nou-2011-9/id647625/?q=&ch=12

9)

Hege Orefellen: Torture and other ill-treatment in psychiatry – urgent need for effective remedies, redress and guarantees of non-repetition https://absoluteprohibition.wordpress.com/2016/02/06/hege-orefellen-on-reparations/

10)

CRPD 13: WNUSP side event on Article 15: Its Potential to End Impunity for Torture in Psychiatry  http://www.treatybodywebcast.org/crpd-13-wnusp-side-event-on-article-15-english-audio/

11)

Link to guidelines on article 14 of the CRPD under “Recent Events and Developments” http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/CRPD/Pages/CRPDIndex.aspx

12)

Norwegian Mental Health Act translated to English http://app.uio.no/ub/ujur/oversatte-lover/data/lov-19990702-062-eng.pdf

13)

CRPD Convention http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/CRPD/Pages/ConventionRightsPersonsWithDisabilities.aspx#14

14)

Via Mad in America / ‘Anatomy of an Epidemic’ (Robert Whitaker):  List of long-term outcomes literature for antipsychotics http://www.madinamerica.com/mia-manual/antipsychoticsschizophrenia/

15)

Lex Wunderink et al: Recovery in Remitted First-Episode Psychosis at 7 Years of Follow-up of an Early Dose Reduction/Discontinuation or Maintenance Treatment Strategy. Long-term Follow-up of a 2-Year Randomized Clinical Trial http://archpsyc.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=1707650

16)

Bruk av tvang i psykisk helsevern for voksne i 2014 (report on the use of coercion in psychiatry in Norway 2014) https://helsedirektoratet.no/Lists/Publikasjoner/Attachments/1161/Rapport%20om%20tvang%20IS-2452.pdf

17)

Campaign to Support CRPD Absolute Prohibition of Forced Treatment and Involuntary Commitment https://absoluteprohibition.wordpress.com/

18)

RxISK Guide: Antipsychotics for Prescribers: What are the risks? http://rxisk.org/antipsychotics-for-prescribers/#How_likely_are_the_listed_side_effects_of_antipsychotics_to_happen

Other:

Status of Ratification Interactive Dashboard – Convention on the Rights of Persons with Disabilities http://indicators.ohchr.org/